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04/12/2012

Contre les violences conjugales (hétérosexuelles), Ovaire et contre tout !


Dans le cadre d'une relation hétérosexuelle, la violence conjugale c'est la violence exercée par un homme sur une femme. Elle peut prendre diverses formes : des coups, des insultes, des menaces, du harcèlement moral, des humiliations, des viols et agressions sexuelles, de la manipulation,...
- Au moins 1 femme sur 10 a été agressée par son compagnon au cours des 12 derniers mois.
- Chaque année en France, 75 000 femmes sont victimes de viol.
- 8 violeurs sur 10 font partie de l'entourage de leur victime et 3 violeurs sur 10 sont le partenaire ou conjoint de leur victime.

Il est donc impossible que ces violences ne s'exercent pas dans nos milieux (punk, alternatif, militant....). Récemment, à Bordeaux, certaines d'entre nous ont subi ces violences. Ceux qui disent le contraire ferment les yeux et entretiennent la loi du silence.

Ces situations de violence sont tellement banalisées qu'elles en deviennent invisibles.
Une femme sur dix agressée par son compagnon, ça veut dire que dans un concert ou une manif de 200 personnes, on croise au moins une dizaine de filles qui sont agressées par leur mec, ce qui veut dire aussi une dizaine de mec qui agressent leur copine.

EN AUCUN CAS LES FILLES NE SONT COUPABLES OU COMPLICES DES AGRESSIONS QU'ELLES SUBISSENT, QUOIQU'ON LEUR DISE.
Elles ne les provoquent pas, ne sont pas TROP grande-gueule, TROP vulgaires, TROP chiantes, TROP frigides, TROP salopes, TROP dures, PAS ASSEZ cool, PAS ASSEZ ouvertes... Ni ces raisons, ni aucune autre ne pourra justifier une agression.

Le patriarcat est un système de domination qui permet aux hommes de frapper, insulter, humilier des femmes en toute impunité. Une de ses armes est la loi du silence.

FACE A LA SOLIDARITÉ MASCULINE QUI S'EXERCE,
LES FILLES NE PEUVENT COMPTER QUE SUR ELLES-MÊMES.
AFFIRMONS QUE NOUS NE SOMMES PAS D'ACCORD,
BRISONS LA LOI DU SILENCE !

Si tu te retrouve dans ce tract, diffuse-le!

Collectif Anarcha-féministe Ovaires et Contre Tout

 
 
Même si la situation paraît inextricable, qu'on pense qu'on n'arrivera pas à s'en sortir et à tout assumer seule (enfant, fric, appart...), et si c'est vrai que c'est souvent compliqué, il existe plein de solutions. Certaines sont temporaires, partielles, un peu pourries et pas totalement satisfaisantes...

Mais on peut toutes s'en sortir et aider les copines à s'en sortir. On peut parler à des copines, se faire héberger par des proches, ne pas rester seule, contacter des associations, gueuler un coup, casser des genoux, faire du wendo ou de la boxe, militer dans un groupe féministe...

Quelques structures spécialisées dans l'accueil et le soutien de femmes vivant des situations de violences : (sur la région de Bordeaux)

CAUVA (Centre d'accueil en urgence des victimes d'agression) : prise en charge médico-légale, sociale, psychologique et judiciaire.
Ouvert de 8h à 22h.
Groupe hospitalier Pellegrin
Place Amélie Rabat-Léon
33076 Bordeaux
05 56 79 87 77

Accueil Violences 33 : permanence d'accueil individuel et collectif des femmes victimes de violences. Ouvert le lundi de 10h à 14h.
18, rue ste Colombe
33000 Bordeaux
05 56 44 14 44

La Maison des Femmes : permanence d'accueil, d'écoute, d'information et d'orientation. Ouvert les lundi, mardi et jeudi de 14h à 18h.
27, cours Alsace et Lorraine
05 56 51 30 95

Le Collectif Féministe contre le viol : du lundi au vendredi de 10h à 19h, appelez le 0800 05 95 05 (numéro vert gratuit depuis un poste fixe)

 

20/01/2012

J'aime bien aller aux concerts punk...

BD extraite du n°4 du fanzine Bavardages... paru en février 2004 (saint-étienne)



(pour voir l'image en plus grand, faîtes un clic-droit dessus, puis "ouvrir dans un nouvel onglet")

05/09/2011

No vuol dire no!

Traduction en italien de "Non c'est non!"



Nein bedeutet nein!





Traduction de "Non c'est non!" en Allemand

VERGEWALTIGUNG, WAS IST DAS?

Eine Vergewaltigung ist eine erzwungene sexuelle Handlung, die ohne das Einverständnis einer oder eines Beteiligten stattfindet, sei es mit oder ohne Penetration, durch deinen Freund oder deine Freundin, einen Bekannten oder eine Bekannte, einen Unbekannten oder eine Unbekannte, oder durch einen Elternteil, mit oder ohne körperliche Gewalt. Vergewaltigung findet nicht immer in einer dunklen Straße durch einen bewaffneten Psychopathen statt.

Mehr als 70% aller Vergewaltigungen werden an uns bekannten Orten durch uns bekannte Menschen begangen.

Vergewaligung hat mit Liebe nichts zu tun. Sie ist auch kein natürlicher Trieb den man nicht unterdrücken könnte. Vergewaltigung, das bedeutet Macht über ander auszuüben. Vergewaltigung, das ist dieser Moment, in dem man das Nein des anderen nicht hört.

Ich hab schon eine/n Freund/in,
Das bedeutet nein

Später vielleicht,
Das bedeutet nein

Verpiss dich !
Das bedeutet nein

Nein danke,
Das bedeutet nein

Ich mag dich, aber..
Das bedeutet nein

Jetzt nicht,
Das bedeutet nein

Ich bin mir nicht sicher,
Das bedeutet nein

Ich/Du habe/hast zuviel getrunken,
Das bedeutet nein

Ich hab meine Regel,
Das bedeutet nein

Gehen wir einfach schlafen,
Das bedeutet nein

Lass mich in Ruhe,
Das bedeutet nein

Ich bin nicht interessiert
Ich will gern gehen
Ich habe Kopfweh
Fass mich nicht an
Ich bin müde
Weinen
Schreie
(Stille)

DAS BEDEUTET NEIN!


Nee betekent nee!





Traduction de "Non c'est non!" en Néerlandais

WAT IS (EEN) VERKRACHTING?

Een verkrachting, dat is een seksuele daad, met of zonder penetratie, gedicteerd door je lief, door een van je vrien(inn)en, door een onbekende persoon of iemand van je familie, met of zonder fysiek geweld. Een verkrachting wordt niet noodzakelijk gedaan door een psychopatische persoon die je met een wapen achtervolgt in een donkere straat.

Meer dan 70% van alle verkrachtingen gebeuren in bekende plaatsen en door personen die het slachtoffer kent.

Verkrachting heeft niets te maken met liefde. Verkrachting is geen natuurlijke impuls die ononderdrukbaar is. Verkrachting is een authoritaire vorm van macht. Verkrachting is een moment waarop iemand niet hoort dat we NEE zeggen.

Ik heb een lief,
Betekent nee

Misschien later,
Betekent nee

Fuck off!
Betekent nee

Nee, danku,
Betekent nee

Ik vind je leuk maar,
Betekent nee

Niet nu,
Betekent nee

Ik weet het niet,
Betekent nee

Ik/Jij heb(t) te veel gedronken,
Betekent nee

Ik heb mijn maandstonden,
Betekent nee

Laten we gewoon gaan slapen,
Betekent nee

Laat me met rust,
Betekent nee

Ik ben niet geïnteresseerd
Ik wil weg gaan
Ik heb hoofdpijn
Raak me niet aan
Ik ben moe
Tranen
Schreeuwen
(stilte)

BETEKENT NEE!

No means no!





Traduction de "Non c'est non!" en Anglais

WHAT IS (A) RAPE?
A rape, it is a sexual relation without consent, with or without penetration, dictate by your boy/girl friend, by one of your friend, by an unknown person or a member of your family, with or without physical violence. A rape isn't necessarily commited by a disordered people who chase us with a weapon in a dark street.

Most of 7O% of the rapes are commited in well-known places, by someone that we know.

Rape has nothing to do with love. Rape isn't a natural impulse which is irrepressible. Rape is an authoritative holding of power. Rape is a moment when someone doesn't ear when we say NO.

I've got a boy/girlfriend,
Means no

Maybe later,
Means no

Fuck off!
Means no

No, thanks,
Means no

I really like you but,
Means no

Not now,
Means no

I'm not sure,
Means no

I/You've been drinking too much,
Means no

I have my period,
Means no

Let's just sleep
Means no

Leave-me alone
Means no

I'm not interested
I wanna leave
I've got a headache
Don't touch me
I'm tired
Tears
Screams
(silence)
MEANS NO!

Ezetz esan nahi du!





Traduction de "Non c'est non!" en Euskera (Basque)

ZER DA BORTXAKETA?

Bortxaketa ez onartutako sexu harreman bat da, koitorekin edo gabe, zure bikoteak, lagunak, ezezagun edo familiar batek ezarrita, indarkeria fisikoarekin edo gabe.

Bortxaketa ez da kale ilun batean gertatu beharrik, arma batekin jarraitzen digun psikopata batengatik.

Bortxaketen % 70a leku ezagunetan jende ezagunengatik gertatzen da.

Bortxaketak ez du zerikusirik maitasunarekin. Bortxaketa ez da, erreprimitu ezin den irrika natural bat. Bortxaketa botere harreman baten inposaketa da. Bortxaketa, batek ezetz esaten duenean entzuten ez den momentua da.

Bikotea daukat,
Ezetz esan nahi du

Agian beranduago,
Ezetz esan nahi du

Pikutara joan zaitez,
Ezetz esan nahi du

Ez eskerrik asko,
Ezetz esan nahi du

Asko maite zaitut baina...
Ezetz esan nahi du

Orain ez,
Ezetz esan nahi du

Ez nago ziur,
Ezetz esan nahi du

Asko edan dut/duzu
Ezetz esan nahi du

Hilekoarekin nago,
Ezetz esan nahi du

Soilik lo egin dezagun,
Ezetz esan nahi du

Utzi iazu lasai,
Ezetz esan nahi du

Buruko mina dut,
Ez nago interesatua,
Ez ikutu,
Lo gurea dut,
Joan nahi dut,
Negarrak,
Garraxiak,
Isiltasuna,

EZETZ ESAN NAHI DU!

27/07/2010

Monsieur Antifasciste

27/04/2010

manifestation antifasciste le 10 avril dernier à lyon

« si je ne peux pas danser,
ça ne sera pas ma révolution »


« Adresse à ceux qui se croient normaux
Vous ne vous sentez pas oppresseurs. Vous baisez comme tout le monde, ça n'est pas votre faute s'il y a des malades ou des criminels. Vous n'y pouvez rien, dites-vous, si vous êtes tolérants. Votre société – car si vous baisez comme tout le monde, c'est bien la vôtre – nous a traité comme un fléau social pour l'Etat, l'objet de mépris pour les hommes véritables, sujet d'effroi pour les mères de famille.
Les mêmes mots qui servent à nous désigner sont vos pires insultes.
Avez-vous jamais pensé à ce que nous ressentons, quand vous mettez à la suite ces mots : «salaud, ordure, tapette, pédé» ? Quand vous dites à une fille : « sale gouine » ?
Vous protégez vos filles et vos fils de notre présence, comme si nous étions des pestiféré-e-s.
Vous êtes individuellement responsables de l'ignoble mutilation que vous nous avez fait subir en nous reprochant notre désir.
Vous qui voulez la révolution, vous avez voulu nous imposer votre répression.
Vous combattiez pour les noirs et vous traitiez les flics d'enculés, comme s'il n'existait pas de pire injure. Vous, adorateurs du prolétariat, avez encouragé de toutes vos forces le maintien de l'image virile de l'ouvrier, vous avez dit que la révolution serait le fait d'un prolétariat mâle et bourru, à grosse voix, baraqué, roulant des épaules. Savez-vous ce que c'est, pour un jeune ouvrier, que d'être homosexuel en cachette ? Savez-vous, vous qui croyez à la vertu formatrice
de l'usine, ce que subit celui que ses copains d'atelier traitent de pédale ?[…]
Nous disons ici que nous en avons assez, que vous ne nous casserez plus la gueule, parce que nous nous défendrons, que nous pourchasserons votre racisme contre nous jusque dans le langage. Nous disons plus : nous ne nous contenterons pas de nous défendre, nous allons attaquer.
Nous ne sommes pas contre les « normaux », mais contre la société « normale ». Vous demandez : « Que pouvons-nous faire pour vous ? »
Vous ne pouvez rien faire pour nous tant que vous resterez chacun le représentant de la société normale, tant que vous vous refuserez à voir tous les désirs secrets que vous avez refoulés. Vous ne pouvez rien pour nous tant que vous ne faites rien pour vous-mêmes. »

Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire, avril 1971


Antifa, c'est pas un truc de pédé???
Si nous avons choisi de manifester aujourd’hui c’est en ré-action, aux racismes d’état, aux dérives identitaires, au retour aux sacrosaintes valeurs familiales, à l’islamophobie ambiante, aux relents vichyistes de l’état, au négationnisme, à l’hétéropatriarcacapipitaliste, à la xénophobie, à peine voilés qui envahissent nos quotidiens; mais aussi contre la lesbophobie, le patriarcat, l’homophobie, la transphobie, la glorification de la binarité de genre, l’abolitionisme, ou encore le sexisme qui sclérosent nos milieux.
Si nous sommes là aujourd'hui, à défiler en rose dans ce pink bloc non-mixte trans-pédés-gouines-meufs féministes, c'est que nous en avons assez d'être invisibilisé-e-s dans toutes les luttes si, à chaque moment, nous ne réaffirmons pas nos déviances. Nous en avons assez d'être taxé-e-s d'« hystériques » quand nous signifions notre ras-le bol des hétéroflics, (une façon de décrédibiliser et de dépolitiser (et de manière sexiste) nos luttes et nos oppressions quotidiennes), d'être traité-e-s avec la condescendance paternaliste réservée à ce qui serait une « sous-lutte ».
Oui, nous sommes « ghetto », parce que nos identités font partie intégrante de nos vies, de nos luttes. Elles nous ont construit-e-s, nous ne pouvons pas mettre ce que nous sommes au placard.
Nos identités et nos modes de vie sont politiques, du simple fait que ça ne va pas de soi.
Quand vous nous demandez de laisser ce que nous sommes au placard au nom d'une unité – mais quelle unité ? – une unité reproduisant en son sein les mécanismes et les normes qui nous oppressent dans votre société. Avez-vous conscience que vous niez notre existence même en essayant de nous faire correspondre au modèle du « bon militant », pour qui genre, sexualité, (et tant d'autres...) ne relèvent que de l'intime.
Nous avons été invisibles trop longtemps pour ne pas vouloir rester dans le placard.

« votre intégration, c'est la désintégration de nos passions. »

- Un jeune transpédégouine sur quatre a déjà tenté de se suicider (treize fois plus que chez les jeunes hétéros)
- En France, une femme meurt tous les deux jours suite à des violences conjugales.
- Dans le monde, une femme meurt toutes les sept minutes suite à un avortement clandestin.
- La transidentité est toujours officiellement considérée comme une maladie mentale (malgré les déclarations de Roselyne Bachelot...) et tous les trois jours une personne trans' est assassinée dans le monde. (Trois assassinats par mois aux
Etats-Unis)
- En France, pour pouvoir changer de papiers d'identité, les personnes trans' doivent se soumettre à une stérilisation.
- 91,2 % des victimes de viols sont des femmes et des filles
- 99 % des agresseurs sont des hommes et 90 % des agresseurs sont des pères de famille.
- 1 femmes sur 3 est victime au cours de sa vie de viol, violences ou agressions sexuelles.
- Dans le monde, toutes les 45 secondes une femme est violée.
- Combien de NON jamais entendu ?
- Et seulement 6% des agressions sexuelles sont déclarées à la police.
- Et combien d'entre nous, violé-e-s, tabassé-e-s, humilié-e-s, insulté-e-s, assassiné-e-s ?

Et combien de fois va-t-on entendre, aujourd'hui encore, de « sale pute », « sale pédé », « enculé » (…) ?

Nous, trans-pédés-gouines-meufs féministes, mais plus encore, fems, séropos, butchs, avortées, putes, salopes, psychiatrisées, asexuel-le-s, trav', trans', folles, femmes, filles, kinkies, hystériques, et autres « fléaux sociaux », reprenons
la rue, fièr-e-s et en colère !


Lyon, le 10 avril 2010

28/08/2009

Brochure contre le viol en espagnol






10/12/2008

les femmes s'entêtent (illustration)



Une illustration pour le texte UN VIOL SI ORDINAIRE, UN IMPERIALISME SI QUOTIDIEN

22/10/2008

Mujeres Creando

Mujeres Creando
Groupe féministe autonome bolivien

"no hay nada más parecido a un machista de derecha, que un machista de izquierda"
= "il n'y a pas plus semblable à un macho de droite qu'un macho de gauche"