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07/12/2012

Notre Dame des Landes contre le sexisme et l'homophobie

Le vendredi 14 décembre 2012 : Discussion sur le sexisme, l’homophobie et autres rapports de dominations et comment y faire face (en mixité)

Ce texte et cette invitation sont le fruit de deux discussions lors de réunions non-mixtes "hommes", c’est à dire personnes se reconnaissant dans cette catégorie ou bien ayant reçu une éducation masculine.

Une ambiance sexiste, machiste, homophobe, viriliste s’est cristallisée dans des espaces et moments collectifs sur la Zad. Des meufs se font prendre les outils des mains sur les chantiers de construction , se sont vues signifier implicitement ou explicitement que leur place n’était pas là. En parallèlle, ce sont des meufs en grande majorité qui font la cuisine et prennent en charge les tâches de ménage sur les espaces collectifs tandis qu’une majorité de mecs tiennent les barricades. Un couple homo se fait suivre, insulté puis menacé avec un couteau et sur le moment personne n’a réagit... Diverses autres agressions sexistes ou homophobes ont été rendues publiques. Au délà de ces quelques manifestations les plus spectaculaires, ce sont des ambiances en général qui excluent de fait meufs, gays, lesbiennes, queer , trans et autres « anormales ».

Nous voulons participer à créer des espaces et moments où ce sont les meufs, homos, non-blancs et autres Minorités qui peuvent se sentir bien, pas les oppresseurs. Parce que notre silence est complice nous voulons signifier clairement, qu’ici ce sont les comportements sexistes, homophobes, racistes, validistes qui ne sont pas les bienvenus. Parce que nous ne combattons pas seulement un aéroport mais le monde qui va avec nous ne tolérerons pas de réléguer les questions de rapports de dominations au second rang sous pretexte d’ « union sacrée » contre ce projet d’aéroport.

Le sexisme c’est trop souvent chez « les autres », « pas déconstruits », ceux « en dehors de la Zad » ou bien encore les « barbus islamistes » pour la version mainstream. Il est trop facile de croire se débarasser du sexisme en excluant quelques « relous machos », commodes bouc émissaires pour éviter de se remettre soi-même trop en question.

Nous, mecs, majoritairement blancs, hétéros et valides, participant à cette réunion non mixte « hommes » reconnaissons notre position privilégiée dans ce monde patriarcal et souhaitons mener l’entreprise de son sabotage minutieux, trahir la classe de dominants qui est la nôtre, autant que possible. Cela implique de déconstruire l’éducation genrée que nous avons reçue, cela implique de désapprendre la domination sexiste. 

Pour parler de tout ça et commencer ensemble, nous vous invitons à une discussion en mixité à la chat-teigne le vendredi 14 à 18 heures. Rejoignez-nous à 16 heures pour préparer la discussion.

Pourquoi nous sommes nous réuni en non-mixité ? Entre « hommes » (personnes se reconnaissant dans cette catégorie ou ayant reçu une éducation masculine), pas de meufs à secourir, infantiliser, séduire. On limite ainsi les rapports de séduction et /ou de pouvoir hommes/femmes. On libère un peu plus des paroles qui pourraient ne pas s’exprimer en mixité par peur de l’accusation de sexisme. On limite les vélléités de jouer à « plus anti-sexiste que moi tu meurs » devant les filles. En bref, la non-mixité est un outil qui permet de couper court à des dynamiques sexistes nuisibles aussi pour discuter et s’organiser... contre le sexisme.

Ce texte a notamment pour intention de susciter des discussions, d’ailleurs il faisait encore débat entre nous lorsque le froid et la fatigue nous ont interrompu. Il n’est donc pas à prendre comme une position « nette et tranchée » des participants aux réunions non-mixtes "hommes".

http://zad.nadir.org/spip.php?article797

04/12/2012

Contre les violences conjugales (hétérosexuelles), Ovaire et contre tout !


Dans le cadre d'une relation hétérosexuelle, la violence conjugale c'est la violence exercée par un homme sur une femme. Elle peut prendre diverses formes : des coups, des insultes, des menaces, du harcèlement moral, des humiliations, des viols et agressions sexuelles, de la manipulation,...
- Au moins 1 femme sur 10 a été agressée par son compagnon au cours des 12 derniers mois.
- Chaque année en France, 75 000 femmes sont victimes de viol.
- 8 violeurs sur 10 font partie de l'entourage de leur victime et 3 violeurs sur 10 sont le partenaire ou conjoint de leur victime.

Il est donc impossible que ces violences ne s'exercent pas dans nos milieux (punk, alternatif, militant....). Récemment, à Bordeaux, certaines d'entre nous ont subi ces violences. Ceux qui disent le contraire ferment les yeux et entretiennent la loi du silence.

Ces situations de violence sont tellement banalisées qu'elles en deviennent invisibles.
Une femme sur dix agressée par son compagnon, ça veut dire que dans un concert ou une manif de 200 personnes, on croise au moins une dizaine de filles qui sont agressées par leur mec, ce qui veut dire aussi une dizaine de mec qui agressent leur copine.

EN AUCUN CAS LES FILLES NE SONT COUPABLES OU COMPLICES DES AGRESSIONS QU'ELLES SUBISSENT, QUOIQU'ON LEUR DISE.
Elles ne les provoquent pas, ne sont pas TROP grande-gueule, TROP vulgaires, TROP chiantes, TROP frigides, TROP salopes, TROP dures, PAS ASSEZ cool, PAS ASSEZ ouvertes... Ni ces raisons, ni aucune autre ne pourra justifier une agression.

Le patriarcat est un système de domination qui permet aux hommes de frapper, insulter, humilier des femmes en toute impunité. Une de ses armes est la loi du silence.

FACE A LA SOLIDARITÉ MASCULINE QUI S'EXERCE,
LES FILLES NE PEUVENT COMPTER QUE SUR ELLES-MÊMES.
AFFIRMONS QUE NOUS NE SOMMES PAS D'ACCORD,
BRISONS LA LOI DU SILENCE !

Si tu te retrouve dans ce tract, diffuse-le!

Collectif Anarcha-féministe Ovaires et Contre Tout

 
 
Même si la situation paraît inextricable, qu'on pense qu'on n'arrivera pas à s'en sortir et à tout assumer seule (enfant, fric, appart...), et si c'est vrai que c'est souvent compliqué, il existe plein de solutions. Certaines sont temporaires, partielles, un peu pourries et pas totalement satisfaisantes...

Mais on peut toutes s'en sortir et aider les copines à s'en sortir. On peut parler à des copines, se faire héberger par des proches, ne pas rester seule, contacter des associations, gueuler un coup, casser des genoux, faire du wendo ou de la boxe, militer dans un groupe féministe...

Quelques structures spécialisées dans l'accueil et le soutien de femmes vivant des situations de violences : (sur la région de Bordeaux)

CAUVA (Centre d'accueil en urgence des victimes d'agression) : prise en charge médico-légale, sociale, psychologique et judiciaire.
Ouvert de 8h à 22h.
Groupe hospitalier Pellegrin
Place Amélie Rabat-Léon
33076 Bordeaux
05 56 79 87 77

Accueil Violences 33 : permanence d'accueil individuel et collectif des femmes victimes de violences. Ouvert le lundi de 10h à 14h.
18, rue ste Colombe
33000 Bordeaux
05 56 44 14 44

La Maison des Femmes : permanence d'accueil, d'écoute, d'information et d'orientation. Ouvert les lundi, mardi et jeudi de 14h à 18h.
27, cours Alsace et Lorraine
05 56 51 30 95

Le Collectif Féministe contre le viol : du lundi au vendredi de 10h à 19h, appelez le 0800 05 95 05 (numéro vert gratuit depuis un poste fixe)

 

29/11/2012

Timult n°6

"Dire non n'est jamais anodin, viol et domination sexuelle ordinaires dans les relations hétérosexuelles"
c'est le titre d'un excellent texte qui a été publié dans le numéro 6 (septembre 2012) la non moins excellente revue Timult et qui parle de tout ce qui se joue en terme d'inégalités sociales entre hommes et femmes dans la sexualité hétéro. Ce texte met selon moi des mots clairs sur des ressentis que je n'ai jamais réussi à (m')expliquer.
Par ailleurs, d'autres textes dans ce numéro 6 abordent la question de la violence et la non violence, les rapports de domination et les privilèges...

extrait :
« Tous les hommes sont des violeurs potentiels, ils sont éduqués à ça. Mais tous les hommes ne violent pas. Par contre, je n'ai encore jamais rencontré d'homme qui n'ait jamais bénéficié, sur le plan sexuel, de ce schéma de domination, et jamais rencontré de femme qui ne se soit pas soumise, tout en la justifiant ou en la banalisant, à une situation de domination sexuelle.
Pour réussir à lutter contre son agresseur particulier, il lui faut se battre contre sa propre disposition à accepter ou légitimer l'injustice sexuelle de notre société. Se battre contre les fantômes de toutes ces situations de domination dont elle a souffert mais qu'elle a relativisées, banalisées. »

Pour vous procurer Timult n°6, vous pouvez leur écrire : timult (at) riseup (point) net

23/11/2012

La Furie collective

La Furie collective, est un collectif féministe non-mixte femmes issues de la mouvance autonome et de la
scène squat, actives sous cette forme autour de l’espace autogéré de Lausanne (Suisse) depuis 2008.
Elles ont fait une brochure, Sous le tapis le pavé, sur les violences sexistes dans les milieux militants qui se revendiquent anti-sexistes et anti-autoritaires.

Cette brochure va bientôt être disponible sur infokiosques.net et voilà un petit extrait de la présentation :

« Comment parler de violence dans le milieu, quand on se connaît toutes et tous ? Comment dire : mon copain m’enferme, me bat, m’insulte, oui mon copain, qui est aussi votre pote, avec qui vous militez depuis des années, avec qui vous vivez parfois, dans la même maison. Comment se défendre ? En allant chez les flics porter plainte ? Ces mêmes flics que l’on tient éloignés de nos lieux de vie avec acharnement et conviction… En n'en parlant en réunion ? Devant tout le monde et devant ce gars, notre « amoureux », qui est présent ? »

En parallèle à cette brochure, elles ont monté une exposition qui réunit des contributions artistiques de femmes : sculptures, dessins, vidéo, perfo, gravures, roman photo… Ces contributions ont été récoltées en même temps que les témoignages de la brochure.
L'expo a été présentée pour la première fois à l’espace autogéré de Lausanne en septembre 2012.
Cette exposition se veut itinérante, elle est disponible pour être présentée dans d’autres lieux. Selon leurs disponibilités, elles sont prêtes à accompagner l'expo afin de participer à un éventuel débat, discussion, lectures, mixte ou non-mixte (tout dépend du contexte). Elles peuvent également envisager de faire voyager
l'expo sans elles.

Alors, si tu es intéressé-e, écris à lafurie.collective(at) immerda (point) ch

04/09/2012

Discussion : Sexisme dans les milieux anarchistes

Le jeudi 27 septembre à 17h, discussion à la Mutinerie : Retour sur St Imier. Sexisme dans les milieux anarchistes.

La Mutinerie se trouve au 176 rue St Martin - 75003 Paris - m° Rambuteau/Les Halles/Etienne Marcel

20/01/2012

J'aime bien aller aux concerts punk...

BD extraite du n°4 du fanzine Bavardages... paru en février 2004 (saint-étienne)



(pour voir l'image en plus grand, faîtes un clic-droit dessus, puis "ouvrir dans un nouvel onglet")

18/08/2011

Du dénigrement des luttes féministes en milieu Alpin

Lu cet été, un format brochure papier est disponible (à Grenoble? dans tous les infokiosques bien fournis?)
Et sinon sur le net sur indymédia grenoble :

Du dénigrement des luttes féministes en milieu Alpin.

Un concert, un soir, quelque part en Rhône-Alpes*... Public majoritairement masculin. Antifasciste. Ambiance camaraderie virile, les "oÏ" résonnent de ci de là, mes oreilles tentent de passer outre les "sale tapette" ou "ce fils de pute devrait aller se faire mettre", "mon poing dans la chatte à Marine" et autres perles entendues sur scène ou dans la fosse aux lionceaux. Puis sur scène, ceux qu’on attendait avec impatience : un groupe de hip-hop anticapitaliste, antifasciste, antisexiste, antiraciste... du hip-hop sans concession. Aucune. Sauf quand, tout à coup, en intro d’un morceau, une des membres du groupe prend la parole. Elle semble réaffirmer son engagement féministe, en rappelant la nécessité pour les femmes de lutter pour le droit à disposer librement de leurs corps. Mais enchaîne en dénonçant les "dérives" du féminisme, qui, bien souvent, "se trompe de cible". Car, selon elle, il serait temps pour les féministes de cesser de "se tromper de cible", et de lutter ensemble, hommes et femmes, dans la solidarité... Spéciale dédicace aux féministes du coin sans doute, réputées un peu trop "sans concession".

Soit... Mais l’envie me vient d’élargir cette théorie. Imaginons un monde ou les militants arrêteraient de "se tromper de cible".

Imaginons-nous aller faire la morale à ceux qui crament des voitures parce que ce monde pourri leur met trop la rage et qu’il ne reste plus que ça à faire, au prétexte que c’est sans doute la voiture de leur voisin, qui s’est tué au travail 40 heures par semaines pour se la payer. Sans doute se trompent-ils de cible.

Imaginons qu’un-e anarcho-syndicaliste en grève, délaisse ses camarades coincés sur le piquet face aux CRS, pour entrer en négociation autour d’une tasse de thé avec son patron, et lutter pour l’épanouissement des travailleurs avec lui, dans l’amour et la solidarité, car après tout, le patron aussi aurait à y gagner. Puis il est sympa, ils sont pas tous pourris les patrons. Puis on a déjà les 35 heures alors est-ce bien encore la peine de se mettre en grève ? Il ne faut pas se tromper de cible.

Imaginons qu’en manif, au lieu de laisser faire le sourire aux lèvres, un-e sympathisant-e libertaire retienne la personne qui, à coté d’elle, se prépare à jeter des oeufs sur les flics. Après tout, pourquoi tant de violence ? Un peu de dialogue ne permettrait-il pas d’avancer mieux, ensemble, avec ce policier qui après tout n’est qu’un honnête homme qui doit gagner sa croûte ? Lui aussi veut sans doute vivre dans un monde meilleur. Ne nous trompons pas de cible.

Imaginons qu’un antifasciste, en pleine baston avec des fafs, s’interpose au prétexte que peut-être, s’attaquer aux fascistes, c’est se tromper de cible ? Que peut-être eux aussi sont, quelque part, des êtres sensibles ? Qu’ils ont juste eu le cerveau lavé, et pourront changer si seulement on prenait le temps de boire un coup avec eux ? S’attaquer à des personnes trop influençables, n’est-ce pas se tromper de cible ?

Imaginons, lors de concerts anarcho-punks, libertaires, antiracistes, antifascistes, tolérer les remarques racistes parce qu’après tout, elles ne viennent pas de mauvais bougres. Parce que tout le monde n’est pas parfait et qu’il ne faut pas se tromper de cible.

Imaginons que les chanteurs de hip-hop engagés arrêtent d’attaquer dans leurs morceaux celles et ceux qui se sont fait du fric dans le rap, ont mis de l’eau dans leur vin, roulent en mercedes et font la couv’ des magazines, parce qu’après tout, peut-on en vouloir à une personne qui a grandi dans la galère de vouloir accéder à une classe sociale supérieure, même si ça veut dire éluder d’où il/elle vient et abandonner ses revendications passées ? Ne nous trompons pas de cible.

Imaginons...

Enfin bref. Allez, assez rigolé.

A quand un discours venant d’un collectif de hip-hop se revendiquant entre autres "anti-raciste" sur les dérives de l’anti-racisme ? Pour le jour ou une personne racisée l’ouvrira un peu trop ? Se montrera un peu trop "extrême" dans ses revendications et se "trompera d’ennemi" ?

Tout ça pour dire : oui, ce monde est constitué de classes. Bien au-delà de la définition marxiste du terme. De classes de dominants et de dominés. Patrons et ouvriers, noirs et blancs, hommes et femmes... Et ces classes sont en lutte. C’est LA lutte des classes. Class war en anglais pour faire plus cool. Oï. Les classes opprimées, dominées, luttent pour s’émanciper de ces dominations. Et quand une classe lutte pour son émancipation en se dressant en opposition à la classe qui l’opprime, non, elle ne se trompe pas de cible. Certes, tous les hommes, en tant qu’individus, ne sont pas "dominants". Jean est très sympa, Julien est doux comme un agneau, Jack est beaucoup plus attentionné que sa cousine Jocelyne. Il y a des hommes très bien, tout comme on peut considérer qu’il y a de bons patrons, qui fournissent du travail, respectent leurs employé-es, voire roulent en R5 mais pas sur l’or. Là n’est pas la question. On ne parle pas d’individus mais de classes sociales. Or la classes sociale constituée par les hommes est une classe dominante par rapport à la classe des femmes. Les rôles sociaux attribués aux hommes ne sont pas des rôles d’opprimés, mais bien de dominants : les hommes, à tous les niveaux, ont des positions sociales valorisées par rapport aux femmes. L’espace appartient aux hommes. Ils sont encouragés dès le plus jeune âge à y prendre de la place, contrairement aux femmes, auxquelles on inculque de laisser la place à leurs petits frères, à leurs maris, à leurs cousins... Il n’y a qu’à regarder une aire de jeux pour s’en rendre compte. Les femmes appartiennent aux hommes (sinon comment expliquer qu’une femme porte le nom de son père, qu’elle ne perd quand elle se marie à un homme, qui lui donnera son nom ? Depuis des siècles, on nous refourgue de nos pères à nos maris). Un homme qui parle fort et tape du poing sur la table ne sera jamais perçu comme vulgaire, grossier, outrageant. C’est juste normal. Un homme ne sortira jamais "trop tard", ne sera jamais une "proie" potentielle. Par contre, chaque femme qui marche seule la nuit dans la rue sait qu’elle l’est. Etre sur ses gardes. En permanence. Tout comme d’autres seront en permanence sur leurs gardes de crainte de se faire contrôler, tabasser, tuer, pour la couleur de leur peau. C’est la réalité des dominé-e-s.

Alors oui, parfois on est pas trop sympas quand des types foutent leurs bras autour de nos épaules, "ouaih ça va, c’était pour être sympa ! faut se détendre !", oui mais eh, que voulez-vous, on est un peu au taquet... Mais bon faudrait relativiser, les gars, c’est vraiment si dur de se voir demander d’aller poser son bras ailleurs ? Même si j’imagine que c’est pas évident, quand vous avez l’habitude que tout vous soit permis, en tant qu’homme blancs hétérosexuels.

La lutte féministe fait partie intégrante de la lutte anti-fasciste. Ça semble une évidence quand on voit d’où viennent les attaques les plus virulentes contre le droit à disposer de nos corps, qu’il s’agisse de droit à l’avortement ou de droit des homosexuel-les et transexuel-les. Car au passage rappelons qu’un nombre considérable de pédés, de tapettes, de gouines ont fini dans les camps d’extermination, petit "détail" passé sous silence dans l’Histoire écrite par... des hommes blancs et hétérosexuels, et dont il serait bon que les camarades anti-fascistes se rappellent lorsqu’ils lancent des "sale tapette" à tue-tête. Ces attaques virulentes viennent des chrétiens intégristes, des groupuscules d’extrême droite. Elles reposent sur un sexisme beaucoup plus subtil, beaucoup plus ordinaire et s’en nourrissent. La partie immergée de l’iceberg. On parle là de viols qu’on ne peut pas nommer ainsi "parce qu’il n’y a pas eu pénétration". On parle de violences conjugales que bien souvent on ne peut pas non plus nommer telles parce que "attends, on n’a que sa version à elle, si ça se trouve elle mitonne". On parle de devoir se battre pour se voir accorder de l’espace verbal ou pour pouvoir prendre un outil en main. On parle d’oppression du corps par des normes de beauté insensées. On parle de pression à l’hétérosexualité. On parle d’inégalités salariales. On parle de la peur de marcher seule la nuit... Or on ne peut lutter contre ces attaques contre les droits des femmes qu’en les appréhendant dans leur globalité. Et en ne faisant aucune concession. De la même manière qu’on ne lutte pas contre le capitalisme en faisant des concessions.

En outre, il serait bon de ne pas oublier que cette lutte féministe reste encore à mener, ici, aujourd’hui, car tout est loin d’être acquis, et rien que pour ne pas perdre le peu qui l’a été, il ne nous faut jamais baisser la garde. Alors c’est bien beau de remercier, comme l’a fait ce soir là ce groupe de hip-hop, "celles qui ONT lutté", "celles qui ONT écrit l’histoire", mais dénigrer celles qui luttent aujourd’hui, ICI et MAINTENANT, au jour le jour ? Quel sens cela a-t-il ? Ca m’évoque ces personnes pseudo-engagées qui mythifient les luttes du passé, ou celles qui ont lieu dans de lointains pays, admirent Che Guevara et achètent du café zapatiste, mais dénigrent le moindre lanceur de pierre, le moindre militant jugé un peu trop "extrême" dans son engagement, ici, en France. Parce que "les extrêmes, c’est pas bien", comme se plaisaient à nous répéter nos ami-e-s centristes au Lycée quand on partait en manif. Les luttes féministes, d’ici et de maintenant, n’ont pas moins de valeur que celles du passé ou que celles qui se passent ailleurs, suffisamment loin pour que certain-e-s puissent se les réapproprier et bénéficier d’une crédibilité politique au rabais, sans avoir à prendre de positions trop radicales, ici et maintenant, face à des situations concrètes. Au final, 50 ans en arrière, les membres de ce collectif de hip-hop se seraient-ils posés en solidarité avec celles qui luttaient pour les droits des femmes alors ? Ce phénomène de mise à distance historique et géographique, par ce groupe, des luttes pour s’en approprier la gloire révolutionnaire sans avoir à prendre position, me laisse fortement en douter.

Je vais essayer de ne pas me tromper d’ennemi-e-s pour conclure. La femme qui, dans ce groupe de hip-hop tellement intègre, a dénigré la lutte et le travail des féministes de cette petite ville de Rhône-Alpes, en pointant du doigt "les dérives" de cette lutte, n’est pas mon ennemie. Elle fait partie de la même classe que moi. Celle des femmes. Celle dont je suis solidaire, de par mon engagement féministe. Mais tout comme le briseur de grève fait partie bien souvent de la même classe sociale que les travailleurs grévistes, elle et moi ne sommes définitivement pas des alliées dans la lutte. On peut choisir de sacrifier son engagement féministe pour préserver ses liens affectifs ou sociaux avec les hommes. On peut choisir de s’en sortir dans ce monde en guerre en s’alliant aux classes dominantes. C’est un choix, critiquable, certes. J’en ai fait un autre. Nous ne sommes pas des alliées. Point. Mais tenir un tel discours dans une salle remplie à 80% d’hommes, dans une ambiance viriliste, dans un contexte politique où les causes féministes sont de plus en plus souvent reléguées au rang de lutte de second ordre, dénoncer "les dérives" du féminisme revient à légitimer un discours masculiniste, et un anti-féminisme assez primaire qui gagne du terrain y compris dans nos sphères politiques anarchistes ou libertaires. Par là même il légitime aussi les agressions, subtiles ou pas, contre les femmes... Une jolie porte ouverte à tout un tas d’autres dérives...

...Dérives qui n’ont probablement même pas été envisagées par ce groupe qui se targue d’être "anti-sexiste".

Une sale féministe poilue et véner.

*Ce texte a été écrit à Grenoble, à la sortie d’une soirée de soutien face à la répression policière, au 102, avec La Fibre et le Collectif Mary Read

24/01/2011

Les catégories

J'ai ajouté une catégorie "LGBT¹" qui regroupe les documents à propos des violences internes aux groupes LGBT¹ ou TPG²ou non mixtes féministes et sur les outils pour les combattre.
J'ai aussi fait une catégorie "Hétérosexisme" pour les documents qui abordent les violences plus spécifiques aux socialités hétéro, ou aux histoires de violences dans un cadre hétérosexuel.

Les frontières sont floues, certain-e-s LBGTQI¹ ou TPG² ont parfois un (long) vécu d'hétér@, ou encore les mécanismes d'oppressions étant comparables (voire les mêmes), un-e LGBTQI¹ ou TPG² se reconnaîtra dans certains récits de violences dans le cadre hétéro, et inversement.

Ce blog n'est pas à lire par petits bouts, certaines des questions soulevées par un texte trouvent des réponses dans tel autre texte.
Les violences ne peuvent être abordées de manière isolée et être circonscrites à un groupe, à un-e individu-e, la manière d'y répondre est forcément plurielle, complexe, etc

¹LGBT : Lesbienne Gay Bi Trans/ QI : Queer ou "en Questionnement" et Intersex ou Intergenre
²TPG : Transpédégouine

21/01/2011

Comunicado/Comunicat de l’assemblea de vivenda de Barrilònia

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en català després de la versió en castellà
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------------- castellano -------------

Desde la Asamblea de Vivienda de Barrilonia se denuncian a dos agresores en los comunicados que encontraréis a continuación. Como asamblea están elaborando material escrito para explicar y reflexionar sobre estos hechos. Nos alegramos de que se mantengan posturas políticas activas respecto a estos temas ya que es la única forma de posibilitar un cambio en las actitudes que tenemos en nuestras relaciones diarias.

Ánimo y un saludo a La Asamblea de Vivienda de Barrilonia.

http://mambo.pimienta.org/2011/01/05/comunicado-en-todas-partes-se-cuecen-habas


Comunicado de La Asamblea de Vivienda de Barrilonia ante las agresiones suscitadas en nuestro entorno: “En todas partes se cuecen Habas”

Desde el comienzo de la okupación de Barrilonia, en junio de 2009, han habido diversas agresiones sexuales y sexistas, cometidas por personas del entorno directamente cercano a la casa (CSOA) o que en aquel momento vivían ahí. Desde la asamblea de vivienda de Barrilonia hemos tomado la decisión de hacer público lo siguiente:

Cesar Zúñiga, miembro del CSOA Barrilonia y del colectivo Barrikada Zapatista, agredió sexualmente en momentos diferentes del verano del 2009, a tres compañeras que vivían en la casa. En noviembre del mismo año las personas agredidas explicaron lo que había pasado en una asamblea de mujeres de casa. En ese momento se decidió negarle a Cesar el acceso a la vivienda (que aunque no vivía en la casa, participaba activamente en la vida comunitaria de la misma). Al comunicarle la decisión a Cesar, él reconoció el “acoso” a dos de las compañeras pero no reconoció la tercera agresión, más grave que las otras dos-si caben clasificaciones- dado el alto grado de confianza que había entre él y la persona agredida y teniendo en cuenta la situación de vulnerabilidad en la que ella se encontraba al momento de ser agredida (estaba dormida). En una asamblea extraordinaria de vivienda se
descubrió el doble juego que Cesar estaba llevando a cabo: por un lado admitía la tercera agresión delante de la persona agredida mientras que al mismo tiempo negaba los hechos a la gente de su colectivo (Barrikada Zapatista), tildando la medida de la casa de “complot político” e intentando así salvar su propia imagen y abrir la posibilidad de cuestionar la acusación de agresión. Sólo a partir del momento en que quedó en evidencia esta jugada, él admitió todos los hechos.
Desde que se supieron las agresiones cometidas por Cesar, hubo diferentes posicionamientos dentro de la casa sobre el tema, tanto en relación a la respuesta que como colectivo de vivienda se había de dar ante las agresiones sexistas y sexuales, como a la posibilidad de abrir o no un proceso de dialogo con el agresor. Lo que se asumió como un mínimo colectivo, es que Cesar no entrara en la casa, mínimo que se mantiene hasta el día de hoy.
Meses más tarde, en abril, Cesar hizo una petición escrita para compartir con la gente de la casa un proceso de reflexión sobre lo que había pasado, manifestando la voluntad que tenía de “reparar el mal” que había hecho. Después de una reunión con él, se desestimó la posibilidad de realizar un proceso de reflexión conjunta, ya que no se vio que tuviese él una voluntad real de cuestionar sus acciones y actitudes, ni valorar la gravedad de la situación. Teniendo en cuenta, entre otras cosas, que en la citada reunión él ponía como requisito para iniciar esta reflexión colectiva, su readmisión en la vivienda.
La organización interna de Barrilonia funciona de tal manera que el CSOA y la vivienda están gestionados por asambleas diferentes y totalmente independientes una de la otra (con pocas personas que formen parte de ambas) y actualmente estos dos espacios están incomunicados físicamente. Así, Cesar está expulsado de la vivienda, pero al día de hoy continúa con su actividad normal en el CSOA. La ausencia de posicionamiento respecto del tema por parte de la asamblea del CSOA es fruto del papel central y de poder del que Cesar goza en este espacio; así como de la falta de reflexión entorno a las agresiones sexistas y los roles de género por gran parte de personas que configuran el CSOA. Hechos que le suponen la complicidad y el apoyo que le ha ofrecido y le ofrece la mayoría de la gente del CSOA.
La otra agresión que queremos mencionar, fue la cometida por parte de Khalifa, conocido en algunos movimientos sociales como “el Clandestino” cantante de hip hop antiracista. A finales de septiembre de 2010 una habitante de la casa expuso a la asamblea de vivienda la agresión sexual perpetrada por parte de éste, abusando del momento de vulnerabilidad física en la que se encontraba la persona agredida y traspasando los límites que ella estaba marcando. La asamblea de la casa tomó la decisión de expulsarlo, siguiendo la línea en contra de las agresiones que estamos tejiendo. La primera reacción de Khalifa fue negar los hechos y tomar una actitud prepotente y de negarse a escuchar sin querer entender la gravedad de la situación. Unos días después Khalifa y la persona agredida se encontraron en la calle y él reconoció los hechos pero mantuvo su postura de no considerarlo como una agresión. Este encuentro derivó en una persecución con amenazas por parte de él. Esta expulsión tampoco fue bien recibida por una parte de la gente del CSOA que, empatizando con la figura del agresor y acusando de racista la decisión tomada por la casa, llegaron a considerar en el mes de noviembre la posibilidad de darle techo en el local, aunque finalmente se desestimó.
Dado el largo y duro proceso que se ha vivido (y todavía continúa) en la casa en relación al posicionamiento que cada quien toma frente a las agresiones sexuales y sexistas, no es hasta hoy que se ha dado la situación de poder hacer público, como colectivo, toda esta historia a través de este comunicado. Este proceso ha generado grave rupturas internas, conflictos sin marcha atrás y personas que han dejado la casa. El principal motivo que nos lleva a hacerlo ahora es el compromiso político que asumimos haciendo que la información sobre lo que ha pasado circule y así posibilitar que las personas y colectivos que tienen posicionamientos de rechazo frente a las agresiones sexistas, sepan de estos casos y puedan tomar partido al respecto.
No queremos que la lectura de este comunicado se reduzca a la postura cómoda y simplista de condenar los hechos sin antes hacer una crítica en primera persona entorno a la manera de relacionarnos. Lo que supone que se perpetúen actitudes similares a las que aquí hemos decidido NO TOLERAR.
En esta línea, algunas de las personas que hemos vivido el proceso desde la vivienda de Barrilonia estamos elaborando un material escrito de reflexión y análisis sobre cómo se han gestionado estas agresiones y los diferentes posicionamientos que han surgido dentro de la casa con intención de publicarlo más adelante.

Asamblea de Vivenda de Barrilonia
31 de diciembre, 2010
barriloniaksa@gmail.com



------------- català -------------

Comunicat de l’assemblea de vivenda de Barrilònia vers les agressions que s’han donat al nostre entorn: “En todas partes se cuecen Habas”

Des que vam començar a okupar al juny del 2009, hi ha hagut diverses agressions sexuals i sexistes, comeses per persones de l’entorn directament proper a la casa (CSOA) o que en aquell moment hi vivien.
Des de l’assemblea de vivenda de Barrilònia hem pres la decissió de fer públic el següent:
Cesar Zuñiga, membre del CSOA Barrilònia i de la Barrikada Zapatista, va agredir sexualment en moments diferents, durant l’estiu del 2009, a tres companyes que vivien a la casa. Al novembre del mateix any les noies agredides van explicar el que havia passat amb el César en una assemblea de noies de la casa. En el mateix moment es va decidir l’expulsió de la casa del César (que tot i no viure a l’edifici, era molt present a la seva vida comunitària). En comunicar-se-li la decisió, el César va reconèixer l’”assetjatment” a dues de les companyes però no ho va fer amb la tercera agressió, més greu que les altres dues -si caben classificacions- donat l’alt grau de
confiança que hi havia entre ell i la noia agredida i donada la situació de vulnerabilitat en que ella es trobava en el moment de l’agressió (estava dormint). En una assemblea extraordinària de vivenda es va descobrir el doble joc que Cesar estava duent a terme: d’una banda admetia la tercera agressió davant la noia mentre que de l’altra, negava els fets de cara a la gent del seu col·lectiu (Barrikada Zapatista), titllant la mesura de “complot polític” i intentant així salvar la seva imatge i obrir la possibilitat de qüestionar l’acusació d’agressió. Només a partir del moment en que va ser evident aquesta jugada, ell va admetre tots els fets. Des de que es va saber de les agressions per part del César, hi va haver diferents posicionaments dins la casa envers el tema, tant pel que fa a la resposta que com a col·lectiu de vivenda s’ha de donar a les agressions sexistes i/o sexuals, com pel que fa a la possibilitat d’obrir o no un procés de diàleg amb l’agressor. El que es va assumir com a un mínim col·lectiu és que el César no entrés a la casa, mínim que es manté en l’actualitat.
Mesos més tard, a l’abril, el César va fer una petició escrita per a compartir amb la gent de la casa un procés de reflexió sobre el que havia passat, manifestant la voluntat que tenia de “reparar el mal” que havia fet. Després d’una reunió amb ell, es va desestimar la possibilitat d’iniciar un procés de reflexió conjunt, ja que no es va veure que ell tingués cap voluntat real de qüestionar les seves accions i actituds ni de valorar la gravetat de la situació. Tenint en compte, entre altres coses, que en la citada reunió ell posava com a requisit per a iniciar aquesta reflexió comuna la seva readmissió a la vivenda. L’organització interna de Barrilònia funciona de tal manera que el CSOA i la vivenda estan gestionats per assemblees diferents i totalment independents l’una de l’altra (amb poques persones que formin part d’ambdues) i actualment els dos espais estan incomunicats físicament. Així, César està expulsat de la vivenda però a dies d’avui continúa amb la seva normal activitat al CSOA. L’absència de posicionament respecte del tema per part de l’assemblea que gestiona el CSOA és fruit del paper central i de poder del que el César gaudeix en aquest espai; així com de la falta de reflexió envers les agressions sexistes i els rols de gènere per gran part de les persones que formen part del CSOA. Aquests fets li suposen la complicitat i
recolzament que li ha ofert i li ofereix la majoria de la gent del CSOA.
L’altra agressió de la que volem parlar, va ser comesa per part d’en Khalifa, conegut en alguns moviments socials com a ‘El Clandestino’, cantant de hip hop antiracista. A finals de setembre de 2010 una habitant de la casa va exposar a l’assemblea de vivenda l’agressió sexual perpetrada per part d’aquest, tot abusant del moment físic de vulnerabilitat en què es trobava l’agredida i traspassant els límits que ella estava marcant. L’assemblea de la casa va pendre la mesura d’expulsar-lo, seguint la línea en contra de les agressions que estem teixint. La reacció primera del Khalifa va ser negar els fets i pendre una actitud prepotent i de manca d’escolta, sense voler entendre la gravetat de la situació. Uns dies després, el Khalifa i la noia a qui va agredir es van trobar pel carrer i ell li va reconèixer els fets, però va mantenir la seva postura de no considerar-los una agressió. Aquest encontre va derivar en una persecució amb amenaces per part d’ell. L’expulsió tampoc va ser ben rebuda per una part de la gent del centre social que, empatitzant amb la figura de l’agressor i acusant de racista la mesura presa per la casa, van arribar a considerar al mes de novembre l’opció d’acollir-lo al local, tot i que posteriorment es va desestimar.
Donat el llarg i dur procés que s’ha viscut (i que encara continua) a la casa en relació a la posició que cadascú pren enfront de les agressions sexuals i sexistes, no és fins ara que s’ha donat la situació de poder fer pública, com a col·lectiu, tota aquesta història i així escriure aquest comunicat. Aquest procès ha generat greus ruptures internes, conflictes sense marxa enrere i persones que han deixat la casa. El principal motiu que ens duu a fer-ho ara és el compromis polític que asumim de fer que la informació sobre el que ha passat circuli i possibilitar, així, que les persones o col·lectius que tenen posicionaments de rebuig enfront les agressions sexistes sàpiguen d’aquests casos i puguin prendre partit al respecte.
Tammateix volem que la lectura d’aquest comunicat no es redueixi a la postura simplistan i còmoda, valorar greument els fets succeits en aquest espai, però evitant alhora la reflexió en primera persona entorn la manera com ens relacionem. Fet que suposa que es perpetuïn actituds similars a les que aquí hem decidit NO TOLERAR.
En aquesta línea, algunes de les persones que hem viscut el procés desde la vivenda de Barrilonia estem elaborant material escrit de reflexió i anàlisi sobre com s’han gestionat aquestes agressions i les diferents posicions que han sorgit dins de la casa, amb la intenció de publicar-ho més endavant.

Assemblea de Vivenda de Barrilònia
31 de desembre del dos mil deu
barriloniaksa@gmail.com

30/10/2010

Partes de mí que me Asustan

http://alcachofa.pimienta.org
(català, castellano, english)

"Going to places that scare me"
original version in english [pdf] [html]


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"Partes de mí que me Asustan
Reflexiones personales sobre cómo superar la supremacia masculina" [pdf]

Por Chris Crass

Parte 1: ¿Cómo puedo ser machista? ¡Si soy Anarquista!

"¡Cómo que soy un machista!". Me quedé helado. Yo siempre me había comportado de forma normal con las mujeres, y desde luego no era un machito prepotente clásico ni un misógino. "¿Pero cómo puedo ser un machista si soy anarquista?" No pude evitar ponerme a la defensiva, nervioso. Yo creía en la lucha por una sociedad mejor, yo formaba parte de los oprimidos. Los opresores eran los capitalistas, ¿no?, eran ellos quienes se beneficiaban de la injusticia. Cuando pasó esto, en 1993, yo tenía 19 años y llevaba más de 4 de actividad política.

Nilou, acariciando mi mano, me lo intentó explicar con paciencia. "No estoy diciendo que seas un malvado, sólo te estoy diciendo que tienes actitudes sexistas. Mira, hay conductas que son muy claramente machistas, pero a veces el machismo no es tan obvio, es más sutil, sale en los detalles pequeños. A menudo me cortas cuando hablo, y desde luego prestas más atención cundo habla un hombre que cuando lo hace una mujer. El otro día, cuando estábamos tomando un café con Mike, os comportabais como si yo fuera invisible, como si sólo estuviera allí para contemplaros. Un par de veces que intenté participar en la conversación no me hicisteis ni caso, seguisteis como si no hubiera pasado nada. Cuando os reunís unos cuantos hombres, sólo os hacéis caso entre vosotros, si hay una mujer no le prestáis atención. El grupo de estudio se ha convertido en un foro para que los hombres larguen sus rollos sobre este libro y aquel otro, como sabios sentando cátedra, y tod@s tenemos que estar allí mirando y escuchando. Durante mucho tiempo pensé que era mi problema, que si no participaba era porque quizás no tenía nada interesante o útil que decir. Tambien pensé que quizás era una paranoica, que estaba reaccionando de forma estúpida, que el problema exitía solamente en mi cabeza y que tenía que superarlo. Pero entonces me di cuenta de que les sucede lo mismo a otras mujeres del grupo, que es una sensación bastante frecuente. No digo que tú tengas la culpa de todo, pero juegas un papel importante en este grupo, así que eres parte de esta dinámica." Esta conversación cambió mi vida, sigo intentando afrontar el desafío que me marcó, y este artículo es parte de ese proceso.

He escrito este artículo para otros hombres blancos de clase media, con ideas políticas de izquierdas, y que participan de algún modo en movimientos sociales. Quiero tratar el machismo desde mi propia experiencia de enfrentar el sexismo desde un punto de vista emocional y psicológico. He elegido este enfoque porque quiero poner en cuestión la dimensión personal de estos temas, porque creo que es la forma más efectiva de trabajar con otros hombres contra el sexismo, y también porque muchas compañeras con las que trabajamos nos piden que no pasemos por alto estos aspectos. Como escribe Rona Fernández, del Youth Empowerment Center en Oakland, "Hay que animar a quienes tienen privilegios debido a los papeles de género a que examinen el papel de las emociones (o de su ausencia) en la forma en que viven sus privilegios. Digo esto porque pienso que los hombres también sufren bajo el patriarcado, y una de las formas más claras en que el machismo les deshumaniza es su incapacidad de expresar o entender sus emociones." Clare Bayard del grupo Anti-Racism for Global Justice lanza a los hombres la siguiente pregunta: "Si te costó años formar tu conciencia política, ¿por qué piensas que la comprensión emocional es algo innato, que no requiere ningún esfuerzo?"

Este artículo se basa en el trabajo de mujeres, especialmete mujeres negras y latinas, que escriben y trabajan contra el patriarcado en la sociedad y el machismo en los movimientos sociales. El trabajo de Barbara Smith, Gloria Anzaldua, Ella Baker, Patricia Hill Collins, Elizabeth 'Betita' Martinez, Bell Hooks y muchas otras nos ofrece una base de ideas, visiones y estrategias para el trabajo que los hombres blancos debemos llevar a cabo para vencer el machismo. Cada día haya más y más hombres dentro de los movimientos alternativos que luchan contra la supremacía masculina. Muchos de nosotros reconocemos que el patriarcado existe, que gracias a ello tenemos privilegios, que el machismo corroe los fundamentos de nuestros movimientos, y que las mujeres, l@s transexuales y las personas queer ya nos lo han explicado una y otra vez y dicho muy claramente: "los hombres tenéis que hacer algo sobre este tema, tenéis que hablarlo entre vosotros, cuestionaros mutuamente y decidir cómo vais a luchar contra el machismo". Aun así, hay muchos más hombres blancos en los movimientos sociales que se dan cuenta de lo machista que es la sociedad, quizás incluso los propios movimientos, pero no reconocen su participación personal en esta situación.

Lisa Sousa, que es miembro del Centro de Medios Independientes de San Francisco y de AK Press, me contó que en las dicusiones colectivas recientes sobre temas de género había oído muchos hombres hacer comentarios del tipo: "todos sufrimos la opresión", "deberíamos estar hablando sobre la lucha de clases" o "estáis usando el machismo fuera de contexto para atacar a algunas personas". Cuando señaló que muchas mujeres abandonan pronto los grupos en los que los hombres son la mayoría, le contestaron cosas como "los hombres también dejan el grupo, las mujeres no se van más que los hombres, es inevitable que la gente se vaya en grupos de voluntarios", o "sólo tenemos que buscar a otras mujeres, al fin y al cabo no son las únicas del mundo".

Estos comentarios me resultan muy conocidos, y aunque es tentandor distanciarme de los hombre que los hacen, es importante que recuerde que hasta hace poco yo mismo los hacía. Creo en la construcción de movimientos y en la emancipación colectiva, y por eso para mí es muy importante conectar con la gente con la que participo en esta lucha. Como soy una persona privilegiada organizándome con otros privilegiados, ésta conexión significa aprender a valorarme suficientemente como para verme reflejado en gente de la que preferiría distanciarme, a la que sería más fácil denunciar. También significa ser honesto con respecto a mis propias experiencias.

Cuando tuve aquella conversación con Nilou, y ella me explicaba como funcionaba el machismo, recuerdo que tenía que esforzarme para no cerrarme e intentar escucharla.

La palabra "Pero" asaltaba constantemente mi mente, seguida de "fue un malentendido, no era eso lo que quería decir, no pretendía que te sintieses de esa forma, no era eso lo que quería hacer, me hubiese encantado que participases más, no lo entendí, nadie dijo que no quisieran escucharte, todos creemos en la igualdad, te quiero y nunca haría nada para herirte, fueron las circunstancias del momento y no el machismo las que hicieron que le tratase así, no sé qué hacer". Diez años más tarde, me doy cuenta de cuán a menudo me saltan a la cabeza este tipo de excusas y "peros". En mi interior, sigo siendo mucho más parecido a esos "otros" hombres de lo que me gustaría admitir.

Nilou pasó muchas horas hablando conmigo sobre el machismo. Fue increíblemente difícil para mí. Mis opiniones políticas estaban basadas en un marco dualista que definía claramente el bien y el mal. Si era verdad que yo era machista, entonces mi propia comprensión de mí mismo estaba en cuestión, y mi marco para entender la realidad tenía que cambiar. Aunque en aquel momento me sentí fatal, cuando miro atrás me doy cuenta que aquellos fueron momentos de gran crecimiento personal.

Dos semanas más tarde, en el grupo de estudio anarquista, Nilou levantó la mano. "En este grupo está habiendo conductas machistas", y explicó los ejemplos que yo ya conocía. Los cinco hombres en la reunión se pusieron a la defensiva como lo había hecho yo antes. Otras mujeres empezaron a hablar. Pensaban lo mismo sobre cómo estaban funcionando las cosas, y también estaban hartas. Los otros hombres alucinaron y se pusieron a la defensiva, y dimos una lista completa de motivos por los que lo que ellas veían como machismo eran simples malentendidos, percepciones falsas. Con una sinceridad genuina, dijimos "Pero si todos queremos lo mismo, la revolución".

Despues de la reunión, April, la mujer que llevaba más tiempo en el grupo (más de un año), se sentó a hablar conmigo. Me dio ejemplo tras ejemplo de conductas machistas. Los hombres no le confiaban responsabilidades, aunque ella llevase más tiempo en el grupo que muchos de ellos. Nunca se le había considerado para dar información pública sobre el grupo, ni se le había pedido su opinión sobre temas políticos. Algunos hombres se unieron a nuestra conversación y siguieron negando que hubiese machismo en el grupo. Entonces April expuso claramente un ejemplo concreto que me había explicado antes, y los demás afirmaron que era un malentendido. Unos minutos después yo retomé el mismo ejemplo y lo hombres aceptaron, aunque a regañadientes, que quizás en ese caso se trataba de sexismo. April señaló enseguida cómo ellos no habían aceptado sus argumentos o los de Nilou, pero sí los aceptaban cuando eran esgrimidos por mí. Ahí estaba, no quería creer que había machismo en nuestro grupo, pero en ese momento lo vi claramente. Me sentí fatal, como si me hubieran pateado el estómago. ¿Cómo podía estar sucediendo esto que tanto había intentado evitar? Me dio miedo volver a abrir la boca.

Dos meses más tarde, estaba sentado en silencio en un grupo de discusión de hombres. No sabíamos que decir. Estábamos asustados, neviosos, tensos, y no pusimos precisamente muchas enegías en crear un ambiente favorable de discusión sobre el sexismo. Nilou y April nos habían propuesto que pasáramos un día hablando sobre el machismo, y que empezásemos hablando en grupos de hombres y mujeres por separado. Todos nos preguntábamos "¿De qué estarán hablando las mujeres?" Cuando el grupo se reunió de nuevo, la discusión rápidamente tomó un cariz muy crispado, las mujeres se defendían a sí mismas y la forma en que entienden sus propias experiencias. Me sentí fatal y me costó trabajo creer lo que estaba oyendo. Me sentía totalmente perdido y sin la menor idea de cómo avanzar.

Varias personas de distintos sexos se fueron llorando de la discusión bastante pronto, desilusiondas y agobiadas por sentimientos de angustia e incapacidad. Mi madre, que había observado parte de la discusión, nos preguntó si podía decir algo. "Estáis hablando de cuestiones enormes y muy difíciles. Me alegra ver a gente de vuestra edad hablando seriamente de estos temas. Demuestra que realmente creéis en las cosas por las que estáis luchando. Esta conversación no se puede concluir en un sólo día." Noté lo cargado que estaba el ambiente en la habitación cuando nos miramos l@s un@s a l@s otr@s, much@s con lágrimas en los ojos. Estaba claro que luchar contra el machismo iba a suponer más esfuerzo que aprender a mirar a las mujeres también durante las discusiones de grupo. Que era luchar contra un sistema de poder que opera a nivel económico, social, cultural y psicológico, y que mi supuesta superioridad como hombre, que yo había interiorizado tan bien, no era más que la punta de un iceberg construído sobre explotación y opresión.

Parte II: "¿A qué clase historica pertenezco?"

"¿Sabes en que clase estás?" Siendo un hombre blanco de clase media, oí muchas veces esta pregunta en los siete años que estudié Estudios de la Mujer y Estudios Étnicos. En la clase de Historia de las Mujeres Negras, alguien intentó ayudarme a averiguar a dónde tenía que ir.

Entendía muy bien por qué me hacían esa pregunta, y que no sólo se referían a las clases de la Universidad, sino a mi clase social dentro de una sociedad racista, patriarcal, heterosexista y capitalista muy empeñada en mantener un fuerte control social.Yo sabía perfectamente de qué clase social provenía, y que mi relación con los Estudios de la Mujer y Estudios Étnicos era complicada. Sabía que algunas personas no querían que fuera a esas clases, y a otras incluso mi presencia les hacía sentirse incómodas. Pero por otro lado much@s profesor@s y vari@s estudiantes me decían que estaban muy content@s de que estuviese allí. Todo esto me ayudó a darme cuenta de la complejidad de estas luchas y de que no existen respuestas fáciles.

Fui cuatro años a la Universidad Comunitaria y luego a la Universidad del Estado de San Francisco otros tres años más. La mayoría de mis profesor@s eran mujeres y personas negras o latinas. Había crecido en una comunidad segregada, donde gente de distintas etnicidades no se mezclaba, y había tenido pocos modelos de referencia, profesores o figuras de autoridad que no fuesen blanc@s.

Lo que leí y estudié en la Universidad - el feminismo de las mujeres negras, la lucha por la liberación negra, historia de l@s chican@s, colonialismo desde el punto de vista de l@s indígenas american@s, historia de lo movimientos obreros, teoría queer, antirracismo desde la perspectiva de las mujeres immigrantes y refugiadas - tuvo un profundo impacto en mí. Sin embargo, el hecho de que las personas que me instruyeron y guiaron fuesen personas de color, y mujeres de color en particular, tuvo una importancia increíble para mi desarrollo a unos niveles psicológicos de los que yo en aquel momento no era consciente. El que fueran personas de color y mujeres con ideas políticas radicales quienes guiaron mi desarrollo educativo era una subversión enorme de las relaciones de poder, y fue una de las partes más importantes en mis estudios aunque no formase parte de ninguna asignatura.

Estudiar en un ambiente donde las mujeres y las personas de color eran la mayoría también tuvo un gran impacto en mí, pues era la primera vez en mi vida en la que estaba en la minoría por motivos de raza y género. De pronto las cuestiones raciales y de género ya no eran un tema más entre tantos otros, sino aspectos centrales en la forma de entender y concebir el mundo. Previamente me había preguntado a menudo, y en silencio, por qué hay que hablar constantemente sobre género y raza; ahora sin embargo la pregunta se había invertido: ¿cómo es posible que no pensemos en estos temas de forma cotidiana?

Con el tiempo desarrollé una estrategia para las clases. Durante el primer mes intentaba ser discreto, esforzándome en escuchar atentamente a l@s demás. En la primera semana hacía algún comentario para distanciarme claramente del machismo y el racismo, y a veces también del capitalismo, como sistemas de opresión que están a mi favor; esto normalmente generaba reacciones de sorpresa y alivio. Escuchando a mis compañer@s, abriéndome a sus historias y perspectivas, empezaba a merecer su confianza y a participar más en los debates. Esta estrategia tenía como meta luchar contra mis conductas machistas, pero también presentarme a l@s demás de una manera más abierta.

Otra parte de la estrategia consistía en provocar debates sobre estos temas en mis clases de Civilización Occidental, Ciencias Políticas y otras asignaturas en las que participaban alumn@s que cursaban distintas carreras y donde casi tod@s l@s alumn@s eran hombres blancos. L@s compañer@s de color y las mujeres con quienes estudiaba tenían muy claro que esta era una responsabilidad que sentían que yo debía asumir. "Esperan esos comentarios de nosotr@s, y los desprecian como productos de la rabia, las emociones, o del victimismo. Tienes que usar tus privilegios para que ser escuchado por los hombres y la gente blanca." El objetivo no era necesariamente cambir la opinión del/de la profesor/a, sino abrir espacios de diálogo crítico sobre género, racismo y clase social con l@s otr@s estudiantes. Ésto también fue un valioso aprendizaje para mí, pues a menudo di la impresión a l@s demás estudiantes de que era una persona fría, cabreada, dogmática, sermoneadora y a veces insegura en mis ideas, lo cual no resultaba muy útil. Si mi objetivo hubiera sido poner verdes a los hombres y l@s blanc@s para aliviar sentimientos de culpa y vergüenza por ser un varón blanco, entonces a lo mejor estaba aplicando las tácticas adecuadas. Pero para que otras personas se identificaran con el antiracismo y el feminismo, tenía que ser más inteligente y honesto conmigo mismo.

Crecí pensando que yo era un individuo recorriendo mi propio camino linear de progresión, sin un pasado por detrás. La historia era para mí un conjunto de datos y fechas interesantes, pero sin ninguna conexión clara con mi vida. Yo era una persona en mi propio mundo. Entonces comencé a aprender que ser blanco, varón, de clase media, sin discapacidades físicas, casi siempre heterosexual y ciudadano de Estados Unidos no sólo significa que tengo ciertos privilegios, sino que además me da un pasado. Yo formo parte de categorías sociales - blanco, varón, heterosexual y de clase media, grupos creados y moldeados por la historia -, que son considerados el patrón de la "normalidad", a partir del cual las otras personas son juzgadas. A la imagen que tenía de mi identidad individual, de ser "mi propia persona", se le unieron las imágenes de barcos de esclav@s, de comunidades indígenas arrasadas y quemadas, de familias destruidas, de violencia contra las mujeres, de hombres blancos de las clases dominantes usando a hombres blancos pobres para colonizar a las mujeres blancas, de personas de color y de la Tierra.

Recuerdo estar sentado en una clase de Historia de la Mujer Afroamericana, siendo una de las dos únicas personas blancas y uno de los dos únicos hombres entre 15 mujeres negras, siendo el único hombre blanco. Estábamos estudiando la esclavitud, a Ida B. Wells y su campaña contra las violaciones sistemáticas de africanas esclavizadas por sus amos blancos, millones de violaciones que fueron amparadas y protegidas por la ley, mientras cientos de hombres negros eran linchados con la excusa de proteger a las mujeres blancas de los violadores negros. Me quedé sentado cabizbajo, sintiendo la historia en las lágrimas de mis ojos y las náuseas de mi estómago. ¿Quiénes fueron esos hombres blancos, qué sentían sobre sí mismos? Me daba miedo y vergüenza mirar a la cara a las mujeres negras de la clase. "Aunque existe la mezcla de razas por amor", dijo la profesora, "nuestro pueblo es de tantas tonalidades diferentes de negro debido a generaciones y generaciones de violación institucionalizada". ¿Quién soy yo y qué siento sobre mí mismo?

Parte III:"Esta es mi lucha"

"No tengo la menor idea de qué papel en la revolución podrían jugar los hombres blancos heterosexuales, ya que son la base y el cuerpo del sistema de poder reaccionario" - Robin Morgan, en la introducción de "Sisterhood is Powerful".

A veces experimento periodos de odio hacia mí mismo, me siento culpable, tengo miedo. Cuando esto ocurre, sé y siento que tengo un papel que cumplir en la lucha por la liberación, y sé por mi propia experiencia que puedo hacer muchas cosas útiles, pero aun así no puedo parar de preguntarme: "¿no me estaré engañando?" Lo tengo claro, la cita de Robin Morgan es un buen reto con el que luchar, pero no vale la pena quedarse atrapado en él.

Crecí creyendo que tenía derecho a todo. Que podía ir a donde me apeteciera y hacer lo que quisiera, y que en cualquier sitio sería valorado y necesitado. El patriarcado y el heterosexismo me enseñaron, de maneras sutiles y a veces también brutales, que yo tenía derecho al cuerpo de las mujeres, a tomar mi espacio y a expresar mis opiniones e ideas cuando yo quisiera, sin tener en cuenta a l@s demás. Este es un proceso de socialización muy diferente del de la mayoría de la gente en esta sociedad, a quienes se les obliga a callarse, a comerse sus marrones, a esconder o disimular quiénes son, a quitarse del camino y a no olvidar nunca que deben dar gracias por el simple hecho de existir. Creo que es sano no presuponer que siempre eres necesario, aprender a compartir el espacio y el poder, y trabajar con otras personas para encontrar el papel que puedes cumplir. Lo que no es nada sano es lo que raro que es que los privilegiados por su género hablen de estos temas y se apoyen mutuamente en este proceso de liberación.

Laura Close, una activista de Students for Unity en Portland, habla de este tema en su ensayo "Hombres en el Movimiento": "Cada día hay hombres jóvenes que deciden vincularse a movimientos sociales, y se encuentran con debates políticos sobre el machismo que les culpabilizan y silencian, sin que nadie les apoye en la tarea de descolonizar sus mentes y cambiar su forma de pensar. Imagínate si otros chicos con más experiencia política se fuesen a tomar un café con los recien llegados para hablar de su experiencia como hombres dentro del movimiento, de lo que han aprendido. Imagínate el buen clima que se generaría entre los hombres si se dieran apoyo y reconocimiento mutuo al hacer progresos en su lucha contra el sexismo."

Laura Close animaba a los hombres del movimiento a que acompañasen a otros hombres para involucrarse en el antisexismo. Yo sabía que ella tenía razón, pero la simple idea de hacerlo me ponía nervioso. Tenía un montón de amigos con privilegios por su género, pero me aterrorizaba comprometerme políticamente a destaparme y explicarles mis problemas para luchar contra el machismo. Era capaz de denunciar públicamente el patriarcado e intentar convencer a otros hombres de vez en cuando, pero ¿me sentía capaz de ser honesto respecto a mi propio sexismo, de conectar el análisis y la práctica política con mis propias emociones y procesos psicológicos, de ser vulnerable?

Un momento. ¿Vulnerable a qué? ¿Recordáis que en las clases de Estudios de la Mujer yo afirmaba estar en contra del patriarcado, el racismo y el capitalismo? El nivel de conciencia entre mis compañeros de Universidad sobre feminismo (por no hablar de su compromiso) era tan bajo, que el simple hecho de leer un libro feminista y decir de vez en cuando "reconozco que existe el sexismo" ya me situaba muy por delante de ellos. Aunque el nivel de conciencia y compromiso entre los activistas de movimientos sociales es mayor, tampoco lo es mucho más. Hay dos cosas que me han preocupado seriamente a lo largo de mi vida política: la voluntad genuina de comprometerme totalmente con mis ideas, y un profundo miedo de no estar llengado ni de lejos a alcanzar ese compromiso. Me resulta muchísimo más fácil hacer declaraciones contra el patriarcado en clase, en reuniones políticas y en mis escritos que practicar la política feminista a las relaciones con mis amig@s, mi familia o mis compañeras. Especialmente cuando los hombres del mundillo político, como yo, nos tomamos tan poco tiempo para hablar entre nosotros del tema.

¿Qué es lo que me da miedo reconocer? Que cada día me tengo que esforzar por escuchar las voces que identifico como femeninas. Que sé que mi mente es más rápida que yo. Que sé que mi primera reacción es tomar más en serio las opiniones de los hombres. Que sé que cuando entro en una reunión, no puedo evitar dividir a la gente en jerarquías de estátus (por el tiempo que llevan activ@s, por los grupos de que han formado parte, por lo que han escrito y dónde ha sido publicado, por quiénes son sus amig@s). Me comparo con los ell@s y siento más competitividad contra los otros hombres. Con quienes identifico como mujeres la jerarquización es parecida, pero además el atractivo sexual entra en las categorías de mi mentalidad heterosexual. ¿Qué son la atracción sexual y el deseo sanos, y cómo se mezclan o cómo sobreviven a mi conducta aprendida de sexualizar sistemáticamente a todas las mujeres a mi alrededor? Este problema se ve amplificado por la realidad diaria de que esta sociedad presenta a las mujeres como cuerpos sin voz, prestos a satisfacer los deseos de los hombres heterrosexuales, esto está claro. ¿Pero qué implicaciones tiene todo esto en mi forma de comunicarme con mis compañeras de trabajo, de lucha o sentimentales? ¿Cómo se traduce en mi forma de hacer el amor, de necesitar , expresar o de conceptualizar el amor y el cariño? No hablo de si doy sexo oral a mi compañera, o si le digo que le quiero. Hablo de si realmente valoro la equidad en nuestras relaciones por encima de correrme con regularidad.

Soy consciente de que casi nunca he perdido mi concentración sobre lo que un hombre me está diciendo por tener pensamientos sexuales sobre él. Sin embargo, a menudo me he sorprendido despistado por estar teniendo pensamientos sexuales mientras hablaban mujeres, mujeres que son grandes organizadoras, mis amigas, mis compañeras. Estoy totalmente a favor de la pasión, del deseo sexual sano y de la política a favor del sexo, ese no es el problema. Lo que resulta problemático es el poder, el "derecho" que muchos hombres sentimos tener de tratar a las mujeres como objetos sexuales, la marginalización de la participación de las mujeres por el flitro del deseo masculino heterosexual. Y preferiría no ponerme a la defensiva tan frecuentemente, pero lo hago. Me frustro y me cierro cuando discuto con mi pareja sobre cómo funciona el poder entre nosotr@s. También cuando hablamos sobre como nos relacionamos con el resto del mundo y la forma en que esto influye en nuestra relación. Sé que a veces digo "está bien, voy a pensar más sobre el tema" cuando en realidad pienso "déjame tranquilo."

Esto no es una confesión para ser perdonado. Es una lucha continua para ser sincero sobre las profundas influencias del patriarcado en mi personalidad. El patriarcado me atormenta. Estoy lleno de dudas sobre si seré algún día capaz de amar honesta y sanamente. Sobre mi capacidad de sincerarme y conectar conmigo mismo para poder abrirme y compartir. Sobre si podré construir y compartir genuinamente,de igual a igual, con otras personas. Puedo ver las cicatrices del patriarcado en cada una de las personas con las que me relaciono, y cuando me obligo a observarlas y a tomarme tiempo para pensar en ello, me lleno de rabia y tristeza. Bell Hooks, en su libro "Todo sobre el Amor", dice que el amor es imposible cuando hay una voluntad de dominar. ¿Puedo realmente amar? Quiero creer que sí. Que es posible a través de prácticas políticas para los hombres blancos generadas en oposición al patriarcado.

Creo que es en la lucha contra la opresión, en la práctica de nuestros compromisos, donde realizamos y expresamos nuestras cualidades humanas más valiosas. Hay momentos, experiencias y situaciones cuando veo que nos enfrentamos colectivamente al patriarcado, y eso demuestra de lo que somos capaces. Creo que ésta es una labor para toda la vida, y que en el fondo es también parte de la lucha por rescatar nuestras propias vidas. Y en esta lucha nos damos cuenta de que incluso frente a estos sistemas de opresión tan poderosos, nuestra capacidad de amar, nuestra belleza, nuestro pasión, nuestra creatividad, nuestra pasión, nuestra dignidad y nuestro poder crecen. Podemos hacerlo.

Posdata: "Trabajar para que esta lucha sea concreta y efectiva"

Aunque es necesario trabajar en temas psicológicos y emocionales duros, también hay infinidad de pasos concretos que se pueden dar en la lucha contra el machismo.

Una activista de la lucha por la liberación de Palestina me escribió proponiendo "algunas cosas que pueden hacer los hombres: ofrecerse a tomar actas en las reuniones, encargarse de los lugares de reunión, cuidar a l@s niñ@s, hacer fotocopias o cualquier otra cosa aparentemente poco glamurosa. Animar a las mujeres y otras personas discriminadas por su género a que asuman las funciones que normalmente toman los hombres (como proponer tácticas y estrategias, representar al grupo, moderar reuniones). Explicar por qué piensas que estaría bien que lo hicieran. Ser consciente de a quién escuchas más y controlar tus ansias de protagonismo."

Ella es una de las miles de mujeres y otras personas discriminadas por su género que han descrito pasos claros y concretos que los hombres pueden dar para acabar con el machismo y trabajar por su liberación. Hay un montón de cosas que se pueden hacer. La pregunta importante para mí es qué condiciones son necesarias para tomar este trabajo en serio, priorizarlo y darle seguimiento. Además de hablar con otros hombres del tema, también es importante que nos cuidemos mutuamente los unos a los otros para que todos cumplamos la parte que nos toca. Hay muchos temas emocionales complejos que surgen en el camino y es importante ayudarnos mutuamente para no perdernos y seguir dando pasos hacia adelante. Nos podemos preguntar, por ejemplo, cómo estamos apoyando la igualdad de mujeres, qué estamos haciendo para compartir la responsabilidad y el poder en nuestra organización, cómo estamos mejorando nuestra apertura a que las mujeres nos digan lo que piensan de nuestro trabajo, etc.

Cada una de estas preguntas genera los siguientes pasos que podemos tomar. Examinar y desafiar nuestros privilegios es necesario, pero no suficiente. La cooperación entre hombres para superar la supremacía masculina es sólo una entre muchas estrategias necesarias para desarrollar un movimiento de liberación desde la mujer, multiracial, antiracista, feminista, de liberación homo y transsexual, desde las clases trabajadoras y anticapitalista, para la liberación colectiva. Sabemos que el machismo funciona como obstáculo contra la construcción de este movimiento. La pregunta es qué harmos para evitarlo, para que el proceso crezca en nuestro interior, y con él nuestra capacidad para amarnos a nosotros mismos y a otras personas.

Pistas para tíos blancos que trabajan por el cambio social y para otra gente socializada en un sistema basado en la dominación

Observa bien quién está en las reuniones - cuántos hombres, cuántas mujeres, cuánta gente blanca, cuánta gente del Sur, si se da por supuesto que la mayoría son heterosexuales, si hay gente que no lo es y está fuera del armario, de qué clase social proviene la gente.

No supongas que conoces a la gente, esfuérzate en ser más consciente.

Cuenta las veces que hablas y calcula cuánto tiempo.

Cuenta las veces que otra gente habla y calcula cuánto tiempo.

Sé consciente de la frecuencia con la que escuchas activamente lo que otra gente dice en lugar de esperar tu turno o pensar en lo que vas a decir la próxima vez.

Haz alguna vez el ejercicio de ir a reuniones con el fin de escuchar y aprender; ve a alguna reunión y no hables.

Cuenta las veces que propones ideas al grupo. Cuenta las veces que apoyas las ideas de otra gente para el grupo.

Haz el ejercicio de apoyar a otra gente pidiéndoles que expliquen en más profundidad sus ideas y propuestas, antes de decidir si las apoyas o no.

Piensa en quienes reciben reconocimiento por su trabajo y contribución al grupo. Muestra ese reconocimiento por el trabajo de más personas y hazlo más a menudo.

Pregunta más a menudo a otra gente qué piensan sobre las reuniones, las ideas, las acciones, las estrategias y visiones. Los tíos blancos tienen una fuerte tendencia a hablar entre ellos y desarrollar vínculos fuertes que se manifiestan en la organización. Esto crea una cultura organizativa interna que resulta alienante para la mayoría de la gente. Desarrollar respeto y solidaridad a través de divisiones de etnicidad, cultura, clase, género y sexualidad es complejo y difícil, pero totalmente necesario, y también liberador y satisfactorio.

Sé consciente de cuántas veces hablas para pedir a otra gente que haga cosas en comparación con preguntar a otra gente lo que hay que hacer.

Piensa en serio sobre la expresión "serás necesario en el movimiento cuando te des cuenta de que no eres necesario en el movimiento".

Recuerda que el cambio social es un proceso, y que nuestra transformación y liberación individual está profundamente conectada con la transformación y liberación social. La vida es profundamente compleja y está llena de contradicciones.

Esta lista no está dirigida solamente a tíos blancos, ni intenta reducirnos a todos en una sola categoría. Su intención es interferir en las formas de dominación que hieren nuestros movimientos, y que nos hieren como personas. Los tíos blancos tenemos mucho trabajo por delante, pero es un tipo de trabajo muy satisfactorio si de verdad nos tomamos en serio la igualdad, y si desarrollamos nuestro deseo de alcanzarla.

Las formas cotidianas de dominación son la cola que mantiene unidos los sistemas jerárquicos. La lucha contra el capitalismo, el racismo, el patriarcado, el heterosexismo y el estado, es también la lucha por la liberación colectiva.

Nadie es libre hasta que tod@s lo seamos.

03/09/2010

¿Cuántas veces cuatro años?

Les textes de "combien de fois 4 ans?" sont en cours de traduction en espagnol castillan, et bientôt dispo en pdf.
Los textos de "¿cuántas veces cuatro años?" están por ser traducidos en castellano, y luego serán disponible en pdf.

* * *

París, 10 de junio de 2008

Hace dos días lo vi, una noche entera, ahí estaba, tranquilo.

Y esta noche, buscando en unos archivos en la computadora, me encuentro con un texto, escrito hace cuatro años. En el mismo periodo. Principios de julio del 2000. 14 de julio de 2004. 10 de junio de 2008. ¿Cuántas veces cuatro años harán falta para que deje de pensar en eso? Para que no vuelve a preguntarme siempre las mismas tonterías...

Pues si él me gustaba ¿fue realmente una violación?

Cuando a una le gusta un chico ¿acaso implica que quiere que la viole?

¿Cuántas veces cuatro años? leyendo y leyendo viejos textos que siempre cuentan lo mismo. Y que al final nadie sepa. Y que él esté ahí tranquilo una noche entera.

¿Cuántas veces cuatro años? para olvidar que cuando hacía 5 años y medio, me lo encontré por casualidad, y luego me enfermé y perdí 5 kilos en una semana.

¿Cuántos segundos, cuántos minutos, cuántas horas toleré su presencia la otra noche? ¿Por qué no dije nada, no hice nada?

¿Por qué las únicas personas que saben son las con quien comparto momentos íntimos? ¿Por qué es un secreto, qué tengo que esconder?

28/07/2010

A tous ceux qui pensent...



27/07/2010

Monsieur Antifasciste

29/03/2010

12 suggestions pratiques pour vous chers camarades

(english below)


12 suggestions pratiques destinées aux hommes qui se trouvent dans des espaces féministes

Règle #1. Prenez conscience du fait que les discussions ne tournent pas autour de vous. Oui, oui, vraiment! Troublé? En voici les raisons:

En corollaire à la règle #1 : le féminisme concerne les femmes. C’est à propos de nous, pour nous et mené par nous. Ce n’est donc pas à propos de comment vous vous sentez blessé ou menacé par le féminisme ou les femmes, ou à propos de comment vous êtes opprimé en tant qu’homme. Nous savons que le patriarcat a un impact négatif sur tout un chacun, mais ici n’est pas l’endroit pour attirer l’attention sur les souffrances des hommes. Nous vous encourageons fortement à mettre sur pied vos propres groupes pour discuter de ces enjeux.


Règle #2 : Soyez conscient de vos privilèges. Oui, vous en avez. Nous avons tous et toutes différents types de privilèges. Ce n’est pas parce que vous ne vous sentez pas privilégiés que vous ne l’êtes pas. Reconnaître que vous êtes privilégiés ne signifie pas que vous n’ayez jamais souffert. Le fait que l’on vous dise que vous avez des privilèges ne représente pas une insulte personnelle ou une attaque. Ça ne signifie pas non plus qu’une personne est en train d’essayer d’esquiver un argument ou de vous imposer le silence – nous sommes simplement fatiguées d’avoir à constamment tout vous expliquer. Consultez la règle #6 pour plus d’informations.

En corollaire à la règle #2 : le «sexisme à l’envers» n’existe pas. N’essayez même pas de nous servir cet argument. Le fait qu’un homme puisse être blessé par une femme ne remet pas en question l’existence de tout un système social misogyne.


Règle #3 : Apprenez à écouter. Ce serait vraiment bien. Nous vous prions de respecter nos sentiments et expériences personnelles.

Corollairement à la règle #3 : Si vous avez des doutes, bouclez-là. Si vous n’êtes pas sûr de saisir ce dont il est question, résistez l’impulsion d’appuyer sur le bouton «répondre» et tentez de comprendre ce que les femmes sont en train de dire avant d’agir.


Règle #4 : Résistez à la tentation inconsciente de dominer. Votre socialisation vous a appris à le faire, mais ici n’en est pas la place. Voyez la règle #1 et son corollaire. Si vous vous retrouvez à envoyer plus de messages que ne le fait le reste entier de la communauté, demandez vous pourquoi. Si vous sentez le besoin d’attirer constamment l’attention sur votre situation d’homme, examinez cette dynamique. Il s’agit souvent d’une façon inconsciente d’exercer le contrôle.


Règle #5 : Essayez de ne pas être défensif. Rappelez vous que lorsque les femmes expriment leur frustration à l’endroit du patriarcat, il ne s’agit pas d’une attaque personnelle contre vous et vous n’avez pas besoin de répondre comme si c’était le cas. Si vous le faites, il est fort probable que vous enfreignez aux règles #1 à 5. Faites-en une note mentale : si vous vous sentez attaqués par le féminisme, c’est probablement une contre-attaque.


Règle #6: Sachez que ce n’est pas notre tâche de vous éduquer. Les communautés féministes ne devraient pas avoir à constamment remâcher du «féminisme 101» en raison de l’arrivée constante de nouveaux membres hommes. Tout comme vous pouvez lire ceci, vous pouvez lire un livre. Et si ceci est trop vous demander, vous pouvez toujours consulter internet. Il existe plusieurs façons de s’informer sur les théories féministes fondamentales sans avoir à faire dévier toute une communauté des échanges qu’elle tente de construire. Si vous avez effectué votre recherche et avez encore quelques questions spécifiques laissées sans réponse, il est alors plus approprié de demander l’opinion de certaines – mais rappelez-vous qu’elles ne vous «doivent» toujours rien.


Règle #7 : Si des gens vous traitent de trolls, c’est qu’il y a probablement une bonne raison. Il n’est pas nécessaire d’avoir consciemment l’intention d’être un troll pour agir comme tel. Vous pouvez vous amuser à cœur joie à jouer l’avocat du diable, éteindre ensuite votre ordinateur et ne plus jamais avoir à vivre avec ces enjeux. Nous ne le pouvons pas. Il s’agit de nos réalités et nous n’apprécions généralement pas que des hommes traitent des enjeux qui nous affectent sérieusement comme s’il ne s’agissait que de simples exercices intellectuels.


Règle #8 : N’essayez pas de jouer au Chevalier Servant. Vous pensez que vous pouvez «sauver» le féminisme grâce à votre analyse pénétrante? Revenez-en. Il est extrêmement peu probable que vous ayez reçu, grâce à l’«intelligence supérieure de votre organe», une brillante révélation qui aurait échappé aux femmes depuis des siècles.


Règle #9 : Les femmes ne sont pas un bloc monolithique. Le féminisme n’est pas un collectif uni par la transmission de pensée. Il existe une grande diversité d’expériences et de perspectives à l’intérieur du féminisme. Ce n’est pas parce qu’une personne appartenant à une communauté féministe est d’accord avec vous que nous le serons toutes. Ce n’est pas parce que votre amie féministe pense d’une certaine façon que nous devrions toutes le faire. Les présuppositions et les généralisations à l’emporte-pièce à propos des femmes et du féminisme ne vous rapporteront pas de points.

En corollaire avec la règle #9 : ne tentez pas de dresser les femmes les unes contre les autres. Essayez de ne pas faire de vous le sujet de discussion. Ceci enfreint les règles #1, 3 et 4. Ne divisez pas pour régner.


Règle #10: Ne laissez pas faire d’autres hommes lorsqu’ils ont un comportement sexiste. Il s’agit de la meilleure façon de mettre la théorie en pratique, de même que d’utiliser vos privilèges d’homme à bon escient. Si vous réclamez être proféministe sur un forum mais riez avec vos amis lorsqu’ils font des blagues sexistes, nous allons assurément remettre en question votre sincérité.


Règle #11 : Ce n’est pas parce que vous vous qualifiez de féministe que vous êtes exempts de ces suggestions. Il est merveilleux que vous connaissiez des théories féministes. Vous voulez vous engager dans cette noble lutte – excellent!! Ceci ne vous donne toutefois pas le droit de vous lancer en ignorant ces suggestions parce que vous auriez «compris» et feriez partie de la «bonne gang».

En corollaire avec la règle #11 : Ne vous identifiez pas comme proféministe afin d’attirer l’attention des femmes. C’est pathétique et nous vous voyons venir de loin. Vous identifier comme féministe ne fait pas en sorte qu’il devienne plus approprié d’adresser des propos suggestifs à des femmes de la communauté féministe. Les sites de discussion féministes ne sont pas un endroit pour faire la drague.


Règle #12: Ne vous attendez pas à une tape dans le dos parce que vous suivez ces suggestions. Et ne vous plaignez pas si vous sentez que vous ne recevez pas suffisamment de crédit pour le simple fait d’agir comme un être humain décent. Vous ne devriez pas vous conduire de façon appropriée uniquement parce que vous désirez être récompensés – vous devriez le faire parce qu’il s’agit de la chose juste et respectueuse à faire.


* * * * *

12 Helpful Suggestions for Men Regarding Conduct in Feminist Spaces

1. Realize it's not all about you. No, really! Shocked? This is because:

Corollary to Rule 1: Feminism is about women. Girls, ladies, females, grrrrlz, womyn, wimmin, whatever you call them, it's about us. It's for us, by us. Not how you feel harmed or threatened by feminism or women, or about how you are oppressed as a man. We know that patriarchy affects all people negatively - but this isn't the space to draw attention to how men suffer. I strongly encourage you to form your own men's group to discuss those issues.


2. Check your privilege. Yes, you have it. We all have different kinds of privilege, but you, as a man, have male privilege. Just because you don't feel privileged doesn't mean you don't have it. Recognizing that you have privilege does not mean that you have never suffered. Being told to check your privilege is not a personal insult or attack. It also doesn't indicate that someone is trying to cop out of an argument or silence anybody - we just get tired of having to explain it constantly. See Rule 6 for more info.

Corollary to Rule 2: There is no such thing as "reverse sexism." Don't even think of trying that one on us. The fact that an individual man can be harmed by an individual woman does not override an entire misogynistic social system.


3. Listen. This would be really nice. Please respect our feelings and our experiences.

Corollary to Rule 3: When in doubt, shut the hell up. If you're not sure you're "getting it" take a step back, resist the urge to hit that "respond" button, and try to think about what women are saying - before you act.


4. Resist the unconscious urge to dominate. It's what you've been programmed to do, but this is not the place for it. See Rule 1 and Corollary. If you find that you're posting more than the rest of the community combined, think about why. If you feel the need to constantly draw attention to your maleness, examine that dynamic - it's often a subconscious method of exercising control.


5. Try not to get defensive. Remember that women expressing frustration with the patriarchy is not a personal attack on you, and there's no need to respond as such. If you do so, you're likely to violate rules 1-5. Remember: If you're feeling attacked by feminism, it's probably a counter-attack.


6. Remember that it's not our job to educate you. Feminist communities shouldn't have to be constantly rehashing "feminism 101" due to the influx of new male members. You can read this, so you can read a book, or if that's too much to ask, you can do internet research. There are lots of ways to learn about basic feminist theory without sidetracking an entire community in the process. If you do the research and still have specific questions, then it's more appropriate to ask people for their opinions - but they still don't "owe" you anything.


7. If people are calling you a troll, there's probably a good reason for it. You don't have to purposefully be trolling to act like one. You can play devil's advocate to your heart's content and then log off the computer and not have to deal with these issues ever again. The rest of us can't do that. This is our reality, and we generally don't appreciate men treating issues that really affect us as some sort of witty intellectual exercise.


8. Don't try to be a knight in shining white armor. So you think you can singlehandedly save feminism with your unqiue insights? Get over yourself. It's extremely unlikely that you've had some brilliant revelation that has eluded us women for ages thanks to the superior intellect of your penis.


9. Women are not a hive mind. Feminism is not The Borg. There is a wide range of diverse experiences and views within feminism. Just because one person on a feminist community agrees with you doesn't mean that we all will. Just because your feminist friend thinks one way doesn't mean we should all be expected to. Wide, sweeping generalizations and assumptions about feminism and women are not likely to win you any points.

Corollary to Rule 9: Do not use your presence or opinions to pit women against each other. Try to refrain from becoming the subject of discussion - that violates Rules 1, 3, and 4. Don't "divide and conquer."


10. Call out other men on sexist behavior. This is the best way to put theory into practice, and is a way to use your male privilege for good! If you're claiming to be a feminist on one board and then laughing when your friends make sexist jokes, we're obviously going to question your sincerity.


11. Understand that just because you call yourself a feminist doesn't mean that you're exempt from these suggestions. So you have an understanding of feminist theory - wonderful. So you want to fight the good fight - great. That doesn't give you the right to then go and ignore all the other suggestions because you "get it" and you're "one of the good ones."

Corollary to Rule 11: Don't identify as feminist so you can get attention from women. It's creepy and pathetic, and usually we can smell it a mile away. It does not become any more appropriate to hit on or make suggestive comments to women in a feminist community simply because you call yourself a feminist, either. This is not the place to look for a date.


12. Don't expect a pat on the back for following these suggestions. And don't whine if you don't feel you're receiving enough credit for acting like a decent human being. You shouldn't be behaving appropriately because you crave our stamp of approval - you should be behaving appropriately because it's the respectful thing to do.

14/03/2010

Sexistes HORS DE NOS LUTTES!

On a de cesse de rencontrer dans les milieux militants des hommes sexistes et contre productifs à nos luttes. Des hommes se définissant comme militant et qui envers les femmes, notamment envers les militantes, ont des agissements plus que douteux. Que ce soit au sein des associations, des syndicats, où encore des partis « d’extrême gauche »… On ne peut se permettre de les garder dans nos rangs ! Nous perdons notre temps et notre énergie en étant obligées de nous battre au sein de nos groupes associatifs, politiques et syndicaux. Le Féminisme, l’anti-sexisme ne sont pas des qualificatifs que n’importe quel pseudo militant peut s’attribuer tout en tenant des propos et en ayant des agissements douteux et totalement sexistes. Il est courant que certains militants se définissent comme anti-sexistes pour se faire « accepter » dans des organisations sans véritablement savoir de quoi il s’agit. Malheureusement, ces pseudos militants oublient que le féminisme n’est pas un phénomène de mode mais bien une cause, défendue et primordiale pour nous les femmes. Il est de notre devoir de distinguer les militant-e-s non formé-e-s qui souhaitent évoluer et ceux qui refusent la formation.
Ces derniers doivent être considérés comme des obstacles aux luttes féministes et anti-sexistes et par conséquent être évacués de grès ou de force de notre milieu. Ce qui à Limoges notamment n’est pas fait à cause de relations amicales, musicales, par peur du conflit… Ce qui est inacceptable dans notre milieu.
Le fameux slogan « le fascisme c’est la gangrène on l’élimine ou on en crève » et bien « le sexisme c’est aussi la gangrène on l’élimine ou on en crève ». Alors pourquoi les mêmes moyens ne sont pas employés dans les deux cas ? Pourquoi certains par leur silence cautionnent-ils le sexisme ? Tout cela encore une fois contribue à l’oppression des femmes et notamment des militantes, qui se sentent non soutenues dans ce genre de cas ! Finalement, en plus de subir des attaques sexistes, elles se retrouvent à être obligées de se justifier et de subir une fois de plus la domination masculine.
Évidemment nous n’avons pas d’illusions, tout le monde a des réflexes sexistes dus au conditionnement sociétal que nous subissons. Mais en tant que militant-e-s nous nous devons de faire en sorte de réduire ces réflexes et de perpétuellement se remettre en question. Il est primordial de ne pas reproduire les dominations que nous prétendons condamner. Il ne suffit pas de vouloir abattre le capitalisme, le patriarcat, le fascisme, le sexisme faut-il encore en comprendre le fonctionnement et inclure dans notre combat les luttes féministes, pour changer les comportements et le modèle de société. Les pseudos militants ayant des comportements sexistes ne font que renforcer les mécanismes d’un système patriarcal encore très présent dans notre société.
On ne peut pas accepter d’entendre dans notre milieu que « les femmes sont physiquement inférieures aux hommes et que cela peut se prouver scientifiquement ». Ces propos sont plus que choquants et les bonnes questions ne sont pas posées. Le conditionnement des femmes à certaines tâches spécifiques et moins physiques n’est même pas inclus dans ce genre de raisonnement et ne mesure pas le poids du conditionnement.
Les militantes ne doivent plus accepter ou ne pas réagir face à des intimidations, utilisées par des pseudos militants pour les remettrent à leur place quand elles osent s’opposer à leurs idées. Que ce soit en levant la voix ou bien en s’emportant cela constitue déjà une agression assortie de menaces dans la plupart des cas !
Un militant que ce soit au sein d’une organisation ou d’un point de vue personnel qui se permet de menacer une femme doit subir par le milieu une pression ou au moins rendre des comptes sur ces principes.
Le problème est qu’actuellement tout le monde est anti-sexiste, féministe, pro-féministe où on ne sait quoi d’autre mais, tout le monde laisse faire et par cela détruit le noyau militant dont certaines en son sein se sentent ignorées.
Le torchon Brûle attisons-le dénonce les agissements sexistes qui ont lieu dans les milieux militants et plus précisément ceux auxquels il a été confronté à Limoges !

Les féministes veillent malgré les attaques dont elles font l’objet!


* * *

qui c'est ?

Nous sommes un collectif de femmes féministes et d'hommes antisexistes qui travaille sur divers questionnements sur les rapports hommes/femmes. Nous réfléchissons à différents sujets qui nous préoccupent ceci aboutissant à un journal mensuel: "le torchon brûle attisons-le"