24/12/2012
Paranormal Tabou et autres textes sur les violences intracommunautaires
18/08/2011
Emission de radio : violence conjugale entre lesbiennes
contact : transpedegouinelyon(at)no-log.org
L'émission de mai 2011 portait sur les violences conjugales entre lesbiennes
"Un sujet qui a pris du temps, des rencontres et des discussions.On est pas des cadeaux vous propose d'écouter une interview de Vanessa quitravaille à Air-libre, une association dirigée pour celles qui subissentou produisent de la violences. Elle nous parle des mécanismes et du cycles de la violence. On reviendraaussi sur des stratégies à trouver ensemble pour s'aider et en parler !"
pour écouter l'émission en ligne : ici
07/02/2011
Crach'Festival à Toulouse
Ce sera le vendredi 11 février, de 14h à 16h (lieu à préciser).
> plus d'infos ici
24/01/2011
Les catégories
J'ai aussi fait une catégorie "Hétérosexisme" pour les documents qui abordent les violences plus spécifiques aux socialités hétéro, ou aux histoires de violences dans un cadre hétérosexuel.
Les frontières sont floues, certain-e-s LBGTQI¹ ou TPG² ont parfois un (long) vécu d'hétér@, ou encore les mécanismes d'oppressions étant comparables (voire les mêmes), un-e LGBTQI¹ ou TPG² se reconnaîtra dans certains récits de violences dans le cadre hétéro, et inversement.
Ce blog n'est pas à lire par petits bouts, certaines des questions soulevées par un texte trouvent des réponses dans tel autre texte.
Les violences ne peuvent être abordées de manière isolée et être circonscrites à un groupe, à un-e individu-e, la manière d'y répondre est forcément plurielle, complexe, etc
¹LGBT : Lesbienne Gay Bi Trans/ QI : Queer ou "en Questionnement" et Intersex ou Intergenre
²TPG : Transpédégouine
21/01/2011
Les Panthères Roses : Comment lutter contre les violences et leurs conséquences...?
Parler de la violence en milieu militant génère immanquablement des réactions de rejet, des prises de position opposées et des attaques sur la méthode, les personnes et / ou les collectifs concernées. Selon certaines personnes, les violences considérées comme privées devraient rester dans le cadre privé. C’est la méthode employée dans le cadre familial pour étouffer la parole des personnes violentées et le meilleur moyen de ne pas remettre en question la structure qui admet ou légitime la violence. Ce texte doit permettre aux Panthères roses de réagir lorsqu’elles sont saisiEs par une personne dénonçant des violences commises entre individuEs dans les milieux militants, précisément dans le cas de violences qui rendent le partage des espaces militants nécessaire.
Cette réflexion s’inspire et s’inscrit dans la lignée des travaux produits par d’autres collectifs féministes (cf. bibliographie ci-dessous).
La dénonciation des violences et la lutte contre celles-ci est un volet du combat féministe au même titre que les actions et réflexions menées sur le genre, le travail, les discriminations et les oppressions. Ce combat s’inscrit dans la conviction que le privé est politique ce qui induit de refuser la privatisation de ces questions en les renvoyant dans le champ individuel. L’attention, l’interrogation et le traitement collectifs des dysfonctionnements internes à nos mouvements est un héritage du mouvement féministe.
Nous sommes conscientEs que les violences peuvent s’exercer au sein même de nos courants politiques et ne sont pas que le fait d’hommes extérieurs. Nous dénonçons la croyance qui a parfois cours que les femmes ne seraient que victimes du sexisme et incapables de produire ou d’en relayer les violences. Nous partons du principe que les personnes désignées comme violentes ne sont pas des monstres à ostraciser, mais le produit d’une société qui se structure par la violence.
Nous remettons en cause le principe d’égalité entre les personnes qui renvoie agresseurEs et agresséEs aux mêmes responsabilités et qui induit la participation des agresséEs dans le déclenchement des violences pour en minimiser la portée.
Les moyens que nous cherchons à mettre en place visent à :
* Eviter l’auto-exclusion des agresséEs des espaces militants lorsqu’elLEs ne souhaitent pas être en présence de leurs agresseurEs. Sans médiation, le partage des espaces se fait toujours au bénéfice de l’agresseurE.
* Permettre aux agresséEs de parler en confiance des violences. Pour combler les doutes et les remises en question qu’on observe fréquemment dans le processus d’acceptation de la situation d’avoir été agresséE. La prise de conscience et la révélation d’une violence prennent du temps donc il faut faciliter la prise de parole par une situation de confiance qui permet de dépasser le tabou.
* Les assurer qu’elLEs ne sont pas en faute dans le déclenchement des violences. Les violences entrainent des sentiments de honte et de culpabilité contre lesquels il faut lutter.
* Leurs donner les moyens de décider dans le collectif des suites à donner.
* Rendre visible et conscient dans le milieu féministe que les violences peuvent exister en son sein. Ainsi les personnes qui les vivent perçoivent qu’au delà d’une histoire personnelle il s’agit d’une question structurelle. Cette question doit être traitée politiquement et collectivement.
* Eviter l’ostracisation des agresseurEs. Par exemple, une médiation peut viser à mettre en place un partage des espaces défini par l’agresséE, l’agresseurE et des tiers. On cherche à permettre aux agresséEs comme aux agresseurEs de garder un espace pour militer et se socialiser plutôt que de créer des groupes antagonistes, inefficaces dans la gestion de ces situations.
* Bannir la violence dans nos milieux. Nos violence doivent être conscientes et travaillées afin de les diriger vers des ennemis politiques réels.
Pour mener à bien ces objectifs nous faisons attention à maintenir une démarche collective dans laquelle nous visons le même consensus que pour les autres actions.
Afin de ne pas exposer les personnes impliquées à des attaques personnelles, nous souhaitons maintenir leur anonymat. De plus, nous sommes conscientEs qu’une personnalisation reporte l’attention vers les individus au détriment de l’élaboration d’une solution.
Nous ne nous autorisons pas à juger quiconque, ni les agresseurEs, ni les agresséEs.
Nous prenons en compte les difficultés que les agresséEs peuvent rencontrer pour s’exprimer et nous écoutons ce qu’elLEs veulent dire.
Nous n’exigeons aucune explication ou preuve autre que ce qu’elLEs décident de dire.
Nous n’avons pas d’exigence sur l’attitude des agresséEs (il n’existe aucune « bonne » attitude), dans la limite d’exercer à son tour la violence.
Nous visons à créer un espace de confiance qui permet de ne pas mettre en question ce que dit l’agresséE.
Nous cherchons ensemble les actions à mettre en place en veillant à ce qu’elles soient supportables et assumées pour les agresséEs, les agresseurEs et le collectif.
Nous ne souhaitons pas de condamnation, nous travaillons en faveur de l’agresséE, pas en défaveur de l’agresseurE.
La recherche de médiation est un outil qui peut être utilisé pour faire prendre conscience à l’agresseurE de ce qu’il s’est passé et trouver les modalités qui permettront à l’agresséE d’évoluer sereinement dans les espaces militants.
En cas d’échec ou de refus de la médiation, en cas de non respect de l’accord de la médiation, le seul outil à notre disposition est la mise à l’écart temporaire de l’agresseurE des espaces militant afin d’y permettre la présence de l’agresséE. Cette solution ne nous satisfait pas, une alternative doit être trouvée.
Nous encourageons la mise en place d’un cadre qui permettra qu’unE agresseurE puisse travailler sur ses actes de violence en confiance et sans jugement.
Espaces militants
Nous déplorons que toute visibilisation de violence déstabilise les espaces militants et génère un climat de défiance. La minimisation, voire la négation de la parole des agresséEs relève d’une tentative de contournement de la question politique posée collectivement. Les tentatives de retournement de situation menées par les agresseurEs sont courantes et doivent être désamorcées.
Nous souhaitons des espaces militants capables de s’interroger et traiter les violences en son sein car cela nous fait avancer dans l’élaboration de nos projets et utopies. La garantie d’espaces sûrs pour touTEs consolide nos liens et nous renforcent dans les luttes. Notre capacité à travailler toutes les questions, même les plus inconfortables, nous permet de réfléchir et contrer les mécanismes sexistes à l’œuvre dans la société et qui, forcément, nous traversent.
Bibliographie
* lave ton linge en public : http://infokiosques.net/IMG/pdf/lav...
* soutenir une survivante : http://infokiosques.net/IMG/pdf/sou...
* violences dans le couple lesbien : http://www.lecrips.net/L/doc/L5.pdf
* le consentement : http://infokiosques.net/IMG/pdf/le_...
* le site de l’association Air libre
* Textes sur les viols et les violences sexistes en milieux alternos sur le site combien de fois 4 ans
Note sur le débat Nous cherchons à poursuivre l’élaboration sur ce sujet avec les groupes et les personnes féministes ayant une réflexion sur ce sujet. Nous publierons toutes les contributions qui précisent, contredisent, affinent et complètent les propositions de ce texte. C’est pourquoi ce texte est ouvert à commentaires modérés à priori. Cela ne signifie pas pour autant que les Panthères roses sont d’accord avec leurs contenus et les assument mais simplement que nous jugeons que ces contributions sont utiles à la réflexion. Nous poursuivrons notre réflexion avec ces apports pour aboutir à la rédaction d’un texte plus riche. Nous souhaitons que ce texte contribue à l’ouverture de travaux dans d’autres groupes et que des échanges aient lieu sur ce sujet.
Comunicado/Comunicat de l’assemblea de vivenda de Barrilònia
Ánimo y un saludo a La Asamblea de Vivienda de Barrilonia.
http://mambo.pimienta.org/2011/01/05/comunicado-en-todas-partes-se-cuecen-habas
Comunicado de La Asamblea de Vivienda de Barrilonia ante las agresiones suscitadas en nuestro entorno: “En todas partes se cuecen Habas”
Cesar Zúñiga, miembro del CSOA Barrilonia y del colectivo Barrikada Zapatista, agredió sexualmente en momentos diferentes del verano del 2009, a tres compañeras que vivían en la casa. En noviembre del mismo año las personas agredidas explicaron lo que había pasado en una asamblea de mujeres de casa. En ese momento se decidió negarle a Cesar el acceso a la vivienda (que aunque no vivía en la casa, participaba activamente en la vida comunitaria de la misma). Al comunicarle la decisión a Cesar, él reconoció el “acoso” a dos de las compañeras pero no reconoció la tercera agresión, más grave que las otras dos-si caben clasificaciones- dado el alto grado de confianza que había entre él y la persona agredida y teniendo en cuenta la situación de vulnerabilidad en la que ella se encontraba al momento de ser agredida (estaba dormida). En una asamblea extraordinaria de vivienda se
descubrió el doble juego que Cesar estaba llevando a cabo: por un lado admitía la tercera agresión delante de la persona agredida mientras que al mismo tiempo negaba los hechos a la gente de su colectivo (Barrikada Zapatista), tildando la medida de la casa de “complot político” e intentando así salvar su propia imagen y abrir la posibilidad de cuestionar la acusación de agresión. Sólo a partir del momento en que quedó en evidencia esta jugada, él admitió todos los hechos.
Desde que se supieron las agresiones cometidas por Cesar, hubo diferentes posicionamientos dentro de la casa sobre el tema, tanto en relación a la respuesta que como colectivo de vivienda se había de dar ante las agresiones sexistas y sexuales, como a la posibilidad de abrir o no un proceso de dialogo con el agresor. Lo que se asumió como un mínimo colectivo, es que Cesar no entrara en la casa, mínimo que se mantiene hasta el día de hoy.
Meses más tarde, en abril, Cesar hizo una petición escrita para compartir con la gente de la casa un proceso de reflexión sobre lo que había pasado, manifestando la voluntad que tenía de “reparar el mal” que había hecho. Después de una reunión con él, se desestimó la posibilidad de realizar un proceso de reflexión conjunta, ya que no se vio que tuviese él una voluntad real de cuestionar sus acciones y actitudes, ni valorar la gravedad de la situación. Teniendo en cuenta, entre otras cosas, que en la citada reunión él ponía como requisito para iniciar esta reflexión colectiva, su readmisión en la vivienda.
La organización interna de Barrilonia funciona de tal manera que el CSOA y la vivienda están gestionados por asambleas diferentes y totalmente independientes una de la otra (con pocas personas que formen parte de ambas) y actualmente estos dos espacios están incomunicados físicamente. Así, Cesar está expulsado de la vivienda, pero al día de hoy continúa con su actividad normal en el CSOA. La ausencia de posicionamiento respecto del tema por parte de la asamblea del CSOA es fruto del papel central y de poder del que Cesar goza en este espacio; así como de la falta de reflexión entorno a las agresiones sexistas y los roles de género por gran parte de personas que configuran el CSOA. Hechos que le suponen la complicidad y el apoyo que le ha ofrecido y le ofrece la mayoría de la gente del CSOA.
La otra agresión que queremos mencionar, fue la cometida por parte de Khalifa, conocido en algunos movimientos sociales como “el Clandestino” cantante de hip hop antiracista. A finales de septiembre de 2010 una habitante de la casa expuso a la asamblea de vivienda la agresión sexual perpetrada por parte de éste, abusando del momento de vulnerabilidad física en la que se encontraba la persona agredida y traspasando los límites que ella estaba marcando. La asamblea de la casa tomó la decisión de expulsarlo, siguiendo la línea en contra de las agresiones que estamos tejiendo. La primera reacción de Khalifa fue negar los hechos y tomar una actitud prepotente y de negarse a escuchar sin querer entender la gravedad de la situación. Unos días después Khalifa y la persona agredida se encontraron en la calle y él reconoció los hechos pero mantuvo su postura de no considerarlo como una agresión. Este encuentro derivó en una persecución con amenazas por parte de él. Esta expulsión tampoco fue bien recibida por una parte de la gente del CSOA que, empatizando con la figura del agresor y acusando de racista la decisión tomada por la casa, llegaron a considerar en el mes de noviembre la posibilidad de darle techo en el local, aunque finalmente se desestimó.
Dado el largo y duro proceso que se ha vivido (y todavía continúa) en la casa en relación al posicionamiento que cada quien toma frente a las agresiones sexuales y sexistas, no es hasta hoy que se ha dado la situación de poder hacer público, como colectivo, toda esta historia a través de este comunicado. Este proceso ha generado grave rupturas internas, conflictos sin marcha atrás y personas que han dejado la casa. El principal motivo que nos lleva a hacerlo ahora es el compromiso político que asumimos haciendo que la información sobre lo que ha pasado circule y así posibilitar que las personas y colectivos que tienen posicionamientos de rechazo frente a las agresiones sexistas, sepan de estos casos y puedan tomar partido al respecto.
No queremos que la lectura de este comunicado se reduzca a la postura cómoda y simplista de condenar los hechos sin antes hacer una crítica en primera persona entorno a la manera de relacionarnos. Lo que supone que se perpetúen actitudes similares a las que aquí hemos decidido NO TOLERAR.
En esta línea, algunas de las personas que hemos vivido el proceso desde la vivienda de Barrilonia estamos elaborando un material escrito de reflexión y análisis sobre cómo se han gestionado estas agresiones y los diferentes posicionamientos que han surgido dentro de la casa con intención de publicarlo más adelante.
Asamblea de Vivenda de Barrilonia
31 de diciembre, 2010
barriloniaksa@gmail.com
Comunicat de l’assemblea de vivenda de Barrilònia vers les agressions que s’han donat al nostre entorn: “En todas partes se cuecen Habas”
Des que vam començar a okupar al juny del 2009, hi ha hagut diverses agressions sexuals i sexistes, comeses per persones de l’entorn directament proper a la casa (CSOA) o que en aquell moment hi vivien.
Des de l’assemblea de vivenda de Barrilònia hem pres la decissió de fer públic el següent:
Cesar Zuñiga, membre del CSOA Barrilònia i de la Barrikada Zapatista, va agredir sexualment en moments diferents, durant l’estiu del 2009, a tres companyes que vivien a la casa. Al novembre del mateix any les noies agredides van explicar el que havia passat amb el César en una assemblea de noies de la casa. En el mateix moment es va decidir l’expulsió de la casa del César (que tot i no viure a l’edifici, era molt present a la seva vida comunitària). En comunicar-se-li la decisió, el César va reconèixer l’”assetjatment” a dues de les companyes però no ho va fer amb la tercera agressió, més greu que les altres dues -si caben classificacions- donat l’alt grau de
confiança que hi havia entre ell i la noia agredida i donada la situació de vulnerabilitat en que ella es trobava en el moment de l’agressió (estava dormint). En una assemblea extraordinària de vivenda es va descobrir el doble joc que Cesar estava duent a terme: d’una banda admetia la tercera agressió davant la noia mentre que de l’altra, negava els fets de cara a la gent del seu col·lectiu (Barrikada Zapatista), titllant la mesura de “complot polític” i intentant així salvar la seva imatge i obrir la possibilitat de qüestionar l’acusació d’agressió. Només a partir del moment en que va ser evident aquesta jugada, ell va admetre tots els fets. Des de que es va saber de les agressions per part del César, hi va haver diferents posicionaments dins la casa envers el tema, tant pel que fa a la resposta que com a col·lectiu de vivenda s’ha de donar a les agressions sexistes i/o sexuals, com pel que fa a la possibilitat d’obrir o no un procés de diàleg amb l’agressor. El que es va assumir com a un mínim col·lectiu és que el César no entrés a la casa, mínim que es manté en l’actualitat.
Mesos més tard, a l’abril, el César va fer una petició escrita per a compartir amb la gent de la casa un procés de reflexió sobre el que havia passat, manifestant la voluntat que tenia de “reparar el mal” que havia fet. Després d’una reunió amb ell, es va desestimar la possibilitat d’iniciar un procés de reflexió conjunt, ja que no es va veure que ell tingués cap voluntat real de qüestionar les seves accions i actituds ni de valorar la gravetat de la situació. Tenint en compte, entre altres coses, que en la citada reunió ell posava com a requisit per a iniciar aquesta reflexió comuna la seva readmissió a la vivenda. L’organització interna de Barrilònia funciona de tal manera que el CSOA i la vivenda estan gestionats per assemblees diferents i totalment independents l’una de l’altra (amb poques persones que formin part d’ambdues) i actualment els dos espais estan incomunicats físicament. Així, César està expulsat de la vivenda però a dies d’avui continúa amb la seva normal activitat al CSOA. L’absència de posicionament respecte del tema per part de l’assemblea que gestiona el CSOA és fruit del paper central i de poder del que el César gaudeix en aquest espai; així com de la falta de reflexió envers les agressions sexistes i els rols de gènere per gran part de les persones que formen part del CSOA. Aquests fets li suposen la complicitat i
recolzament que li ha ofert i li ofereix la majoria de la gent del CSOA.
L’altra agressió de la que volem parlar, va ser comesa per part d’en Khalifa, conegut en alguns moviments socials com a ‘El Clandestino’, cantant de hip hop antiracista. A finals de setembre de 2010 una habitant de la casa va exposar a l’assemblea de vivenda l’agressió sexual perpetrada per part d’aquest, tot abusant del moment físic de vulnerabilitat en què es trobava l’agredida i traspassant els límits que ella estava marcant. L’assemblea de la casa va pendre la mesura d’expulsar-lo, seguint la línea en contra de les agressions que estem teixint. La reacció primera del Khalifa va ser negar els fets i pendre una actitud prepotent i de manca d’escolta, sense voler entendre la gravetat de la situació. Uns dies després, el Khalifa i la noia a qui va agredir es van trobar pel carrer i ell li va reconèixer els fets, però va mantenir la seva postura de no considerar-los una agressió. Aquest encontre va derivar en una persecució amb amenaces per part d’ell. L’expulsió tampoc va ser ben rebuda per una part de la gent del centre social que, empatitzant amb la figura de l’agressor i acusant de racista la mesura presa per la casa, van arribar a considerar al mes de novembre l’opció d’acollir-lo al local, tot i que posteriorment es va desestimar.
Donat el llarg i dur procés que s’ha viscut (i que encara continua) a la casa en relació a la posició que cadascú pren enfront de les agressions sexuals i sexistes, no és fins ara que s’ha donat la situació de poder fer pública, com a col·lectiu, tota aquesta història i així escriure aquest comunicat. Aquest procès ha generat greus ruptures internes, conflictes sense marxa enrere i persones que han deixat la casa. El principal motiu que ens duu a fer-ho ara és el compromis polític que asumim de fer que la informació sobre el que ha passat circuli i possibilitar, així, que les persones o col·lectius que tenen posicionaments de rebuig enfront les agressions sexistes sàpiguen d’aquests casos i puguin prendre partit al respecte.
Tammateix volem que la lectura d’aquest comunicat no es redueixi a la postura simplistan i còmoda, valorar greument els fets succeits en aquest espai, però evitant alhora la reflexió en primera persona entorn la manera com ens relacionem. Fet que suposa que es perpetuïn actituds similars a les que aquí hem decidit NO TOLERAR.
En aquesta línea, algunes de les persones que hem viscut el procés desde la vivenda de Barrilonia estem elaborant material escrit de reflexió i anàlisi sobre com s’han gestionat aquestes agressions i les diferents posicions que han sorgit dins de la casa, amb la intenció de publicar-ho més endavant.
Assemblea de Vivenda de Barrilònia
31 de desembre del dos mil deu
barriloniaksa@gmail.com
20/01/2011
Comment ça va les filles?
sur les solutions proposées, celle évoquée par "comment ça va les filles?" d'avoir recours à la police n'est pas nécessairement une option qui s'inscrit dans la démarche du blog "combien de fois 4 ans"; cependant, tant que ne seront pas développées de réelles possibilités militantes alternatives de se prémunir et se défendre contre les violences conjugales entre lesbiennes (ou autres), nous ne pourrons que soutenir ces choix par défaut.
13/12/2010
RARASS - contra la lesbofobia y las violencias entre lesbianas
Línea de Información y Apoyo FRENTE AL MALTRATO LÉSBICO :
0034- 963.91.78.50
12:00 P.M – 20:00 horas
Lunes a Viernes
También puedes enviarnos un correo si lo prefieres a-
1. Area de acciones de apoyo directo:
confidencial.rarass (a) gmail (punto) com
2. Area de acción y articulación política, talleres, visibilidad:
visibilitat.rarass (a) gmail (punto) com
28/07/2010
27/07/2010
Violences entre lesbiennes : infos et ressources
La violence dans les relations lesbiennes : Information et ressources
par Laurie Chesley, Donna MacAulay, et Janice Ristock
en français :
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by Laurie Chesley, Donna MacAulay and Janice Ristock
in english :
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PDF version
14/06/2010
Soutenir un.e survivant.e d'agression sexuelle (version pdf)
https://infokiosques.net/spip.php?article793
10/02/2010
Combien faut-il de féministes pour tricar les agresseurs?
" Combien faut-il de féministe...? " est un collectif d'individu/es trans, gouines, pédés et queer qui organise des événements festifs mais pas moins politiques dans des lieux alternatifs à la scène commerciale gay et lesbienne. Nous organisons des événements à caractère « communautaire » qui n'ont pas vocation à s'ouvrir à tout le monde mais qui peuvent rassembler bien au delà de simples liens affinitaires. Ils sont ouverts aux personnes qui acceptent ce que le féminisme et le refus des mécanismes de domination impliquent pour le partage d'un espace/temps collectif."
Pour autant, n'en déplaise à ceux et celles qui vivent la communauté transgouinespédés comme une famille : nombre de violences, dont sexuelles, ont lieu dans l'environnement familial. Ainsi, notre milieu - famille ou non - n'est pas exempt de rapports de pouvoirs (domination et privilèges), de rapports de violences et d'agressions. Certaines agressions sont rendues publiques ; et lorsque c'est le cas nous refusons de renforcer le pouvoir des agresseurs en ne réagissant pas.
En tant que collectif transpdgouines féministes organisateur d'événements, une de nos stratégies est de tricard les agresseurs notoires de nos espaces. Nous appelons cette pratique politique à être systématique, tant que les personnes agressées le demanderont et tant que les personnes agresseuses continueront à nier, ou à refuser d'entamer un travail de réflexion autour de leurs comportements et actes ; entre autre en se sentant légitime dans des espaces féministes ou dans des évènements où sont présentes les personnes qu'ils ont agressées.
Dans la mesure où nous pouvons toutes et tous être un jour l'agresseur de quelqu'un-e et comme il n'existe pas d'agresseur par essence chacun-e peut choisir de reconnaître (de s'excuser?), de remettre en question, de travailler, sur la place qu'il-elle occupe dans les systèmes d'oppressions et sur les agressions qui peuvent en découler. C'est pourquoi "tricard un jour" ne veut pas dire "tricard toujours".
A ce sujet, des outils de réflexion en dehors des circuits de la flychiatrie (avancer sans les flics, ni les psys), issus des pensées féministes et libertaires sur les comportements violents sont à disposition dans les infokiosk et sur internet.
Nous ne faisons pas d'amalgame entre ceux et celles qui défendent et/ou soutiennent des agresseurs et les agresseurs eux--même. Toutefois, les personnes qui défendent ou soutiennent ouvertement des agresseurs notoires, ne sont pas les bienvenues dans les espaces-temps que nous organisons.
En effet, nous pensons que remettre d'emblée en question la parole de celle ou celui qui dénonce une agression (demander des preuves, des expertises, une enquête, pathologiser la personne agressée, etc.) c'est se solidariser de l'agresseur. C'est cautionner son système de défense, ses mensonges et sa violence et ceux du patriarcat et du sexisme qui banalisent et minimisent ces violences, légitiment les agresseurs et renforce leur position de pouvoir.
Le féminisme nous apprend entre autre que le privé est politique.
Les situations de violences qui ont lieu dans la sphère du privée sans être visibilisées nous apparaissent de façon particulièrement complexes car il nous semble impossible de les rendre publiques à la place des personnes les ayant subi. C'est pourquoi nous favoriserons des espaces permettant de dénoncer les violences, les agressions et les agresseurs et soutiendrons les personnes qui les dénoncent.
Par ailleurs, ces violences que nous évoquons nous refusons de les hiérarchiser (une humiliation n'est pas intrinsèquement moins violente qu'une agression physique, des propos exotisants sont une forme de violence, de la drague insistante aussi, un viol sans pénétration n'est pas moins grave qu'un viol avec pénétration, etc.) De la même manière, nous sommes vigilant-e-s et tentons de réagir à toute agression notoire, que ses ressorts soient sexistes, lesbo-homo-trans-phobe, racistes, classistes, toxicophobes, grossophobes, handiphobes, pros-viol, sérophobes, etc.
La stratégie que nous avons choisi d'adopter (exclure les agresseurs notoires et prendre la tête à leurs soutiens dans les espaces-temps que nous organisons) est une stratégie d'urgence et donc une stratégie par défaut. Nous l'assumons et continuerons à l'assumer, tout en réfléchissant à des stratégies sur le long terme.
Des pistes pour tenter d'avancer :
http://infokiosques.net/IMG/pdf/Je_ne_suis_pas_un_egout_seminal.pdf
« Combien faut-il de féministes pour.. ? »
18/01/2010
C'est dans les vieilles marmites...
d'où l'exhumation de ce tract datant de 1980, traduit de l'anglais, réédité dans les années 90, et que j'ai eu l'occasion de découvrir il y a maintenant quelques années (débuts des années 2000?)...
"Conseils à une hétérosexuelle la première fois qu'elle voit une lesbienne"
1- Ne vous précipitez pas hors de la pièce en hurlant.
2- Si vous devez absolument battre en retraite, faites le doucement et avec discétion.
3- Ne présupposez pas qu'elle vous désire.
4- Ne présupposez pas qu'elle ne vous désire pas.
5- Ne présupposez pas que vous ne la désirez pas.
6- Ne vous attendez pas à ce qu'elle soit aussi excitée de rencontrer une hétéro que vous pourriez l'être de rencontrer une lesbienne. Elle a probablement été élevée avec des hétéros.
7- Ne vous mettez pas tout de suite à parler de votre copain ou mari pour qu'il soit clair que vous êtes hétéro : elle le sait probablement déjà.
8- Ne lui dites pas qu'il est sexiste de préférer les femmes, que les gens sont des gens et qu'elle devrait pouvoir aimer tout le monde. Ce sont de faux raisonnements qui devraient être compris comme tels.
9- Ne l'invitez pas quelque part où il y aura des hommes sans la prévenir à l'avance. Il se peut qu'elle ne veuille pas être en leur compagnie.
10- Ne lui demandez pas comment elle est devenue comme ça. Posez vous plutôt la question de comment vous êtes devenue "comme ça".
11- Ne présupposez pas qu'elle meure d'envie de parler de son lesbianisme.
12- Ne vous attendez pas à ce qu'elle se retienne de parler de son lesbianisme.
13- Ne trivialisez pas son vécu en présupposant qu'il s'agit uniquement d'une histoire de baise. Elle est lesbienne 24h sur 24.
14- Ne présupposez pas que, du fait d'être lesbienne, elle veuille être traitée comme un homme.
15- Ne présupposez pas que son cœur bondira de joie si vous lui touchez le bras (de façon condescendante? pour flirte? pour tester votre pouvoir?...) : cela la met en colère.
16- Si vous êtes tentée de dire qu'elle a choisi la voie la plus facile, réfléchissez-y.
PS : Ajoutez ou barrez des conseils si vous le souhaitez, et donnez-les aux femmes hétéros de votre connaissance. Si vous êtes hétéro vous même, affichez l'original chez vous dans un endroit très visible.
[to be continued...]
15/01/2010
Brochure "soutenir un-e survivant-e d'agression sexuelle"
Soutenir un-e survivant-e[1 et 2] d’agression sexuelle
Cette brochure a été faite grâce au travail accompli en collaboration
par UBUNTU et Men Against Rape Culture.
À propos de MARC :
Men Against Rape Culture (hommes contre la culture du viol), est une organisation multi-raciale et antiraciste basée à Durham (Caroline du Nord, USA) qui se consacre à mettre fin à l'épidémie de la violence masculine en l'attaquant à la racine. Nous éduquons, organisons, créons et vivons d'une façon qui cherche à proposer des alternatives à une culture qui privilégie certain-e-s, qui en opprime beaucoup, et qui limite nos choix à tou-te-s.
MARC peut être contacté à : marc_nc@riseup.net
ou en ligne sur : www.MenAgainstRapeCulture.org
À propos de UBUNTU :
UBUNTU est un mouvement basé à Durham, mené par des femmes de couleur et survivantes d'agressions sexuelles, qui se consacre à la création d'un monde sans violence sexuelle. Nous transformons la douleur et la rage engendrées par la persécution vécue et revécue dans notre communauté en "aller mieux"[3], en création de réseaux, en incarnant et exigeant la responsabilité d'une communauté démocratique et un changement social créatif. Notre travail, ainsi que le modèle de notre mouvement est centré sur un amour transformatif et solidaire.
pour contacter UBUNTU, veuillez écrire à : ubuntuNC@gmail.com
Une Litanie pour la survie
Pour celles d'entre nous qui vivent sur le rivage
debout sur le rebord constant de la décision
cruciale et seule
pour celles d'entre nous qui ne peuvent pas se laisser aller
aux rêves fugaces du choix
qui aiment dans l'embrasure des portes allant et venant
aux heures entre les aubes
regardant à l'intérieur et à l'extérieur
à la fois avant et près
cherchant un maintenant qui peut engendrer des futurs
comme le pain dans la bouche de nos enfants
pour que leurs rêves ne reflètent pas la mort des nôtres.
Pour celles d'entre nous
sur qui on a imprimé la peur
comme une ligne fine au centre de notre front
apprenant à craindre le lait de notre mère
car par cette arme
cette illusion d'une certaine sécurité à trouver
ceux aux pieds lourds espéraient nous réduire au silence
Pour nous toutes
ce moment et ce triomphe
Nous n'étions jamais censées survivre
Et quand le soleil se couche nous avons peur
il pourrait ne pas se lever le matin
quand notre ventre est plein nous avons peur
de l'indigestion
quand notre ventre est vide nous avons peur
de ne plus jamais manger
quand nous sommes aimées nous avons peur
que l'amour disparaisse
quand nous sommes seules nous avons peur
que l'amour ne revienne jamais
et quand nous parlons nous avons peur
que nos mots ne soient pas entendus
ni bienvenus
mais quand nous sommes silencieuses
nous avons toujours peur
Il est donc meilleur de parler
en se rappelant
nous n'étions jamais censées survivre
Audre Lorde
Vous connaissez des survivant-e-s
Si vous êtes une personne qui vie et évolue sur cette planète, vous connaissez quelqu'1 qui a survécu à une agression sexuelle.
Le nombre de femmes, hommes et personnes trans (c'est à dire des personnes qui ne rentre pas dans un système de genre binaire mâle/femelle) qui subissent des agressions sexuelles est inconnu, ceci à cause des phénomènes de silence culturel, mise en doute de la parole de la personne, et de la peur d'encore plus de violence autour du viol.
Cependant, beaucoup estiment qu'au moins une femme sur quatre sera violée au cours de sa vie aux USA[4]. En ce qui concerne les femmes, le viol est une épidémie qui sévit dans le monde entier.
Les estimations en ce qui concerne les hommes sont plus basses mais tout aussi peu fiables.
Pour des raisons sur lesquelles nous reviendrons plus tard, il est quasi impossible de faire des estimations quant aux violences sexuelles subies par les personnes trans; on sait néanmoins qu'elles sont fréquentes.
Tout ça pour dire: vous connaissez des survivant-e-s. Ce ne sont pas des statistiques, ce sont des gen-te-s qui comptent pour vous et que vous aimez.
Puisque vous prenez du temps pour comprendre l'importance des agressions et l'impact émotionnel, psychologique, spirituel et physique qu'elles ont sur les gen-te-s leur vie durant, des personnes qui ont survécu à une agression se tourneront vers vous pour être comprises.
Et c'est logique : dans notre culture remplie de silence, n'importe qu'elle personne qui prend position ouvertement est identifiée comme quelqu'1 à qui on peut confier des informations personnelles dont peu d'autres auront jamais connaissance.
La liste de principes qui va suivre a été faite dans le but de vous aider à soutenir quelqu'1 dans son processus « d'aller mieux », au cas où vous vous trouveriez dans une situation où vous pourriez le faire.
Sachez que ceci n'est qu'une liste d'idées, de suggestions. Chaque individu-e réagit à une agression sexuelle de façon différente, et nos relations varient de personne à personne.
Généralement, beaucoup de ces conseils seront utiles, mais si vous trouvez qu'ils ne marchent pas bien, parlez à quelqu'1 qui pourrait vous soutenir et voir comment continuer à soutenir le/la survivant-e de la façon dont ille a besoin.
Bien sur la communication avec la personne survivante elle-même est la clé; demandez-lui ce qu'elle veut ou ce dont elle a besoin.
Si vous prenez la parole pour condamner les agressions sexuelles, des survivant-e-s viendront chercher un soutien auprès de vous.
Principe n°1: La santé et la sécurité d'abord
Assurez-vous que la personne que vous soutenez ne soit pas en danger. Si elle l'est, essayez de trouver comment vous pouvez l’aider à en sortir. Protéger sa vie est votre priorité.
Une fois que sa sécurité est assurée (au moins à ce moment-là), essayez de voir si elle a des besoins physiques dont on doit s'occuper. Le viol est un acte de violence traumatisant physiquement. Ce n'est pas du sexe et le corps n'y répond pas toujours comment il répondrait à un acte sexuel. Assurez-vous qu'il n'y ait pas de complications physiques imminentes.
A cause d'un principe que nous discuterons plus tard, il se peut qu'il n'y ait rien que vous puissiez faire pour assurer la sécurité ou le bien-être physique de la personne. Dans ce cas, continuez d'essayer de voir comment vous pouvez soutenir la personne et l'encourager à trouver un endroit sur.
Principe n°2: Restituer le choix
Le viol est une prise de pouvoir et un vol du choix. Une personne qui commet un viol, vole ce qui est peut-être le droit le plus fondamental que chacun-e possède, droit que l'on vole régulièrement aux femmes, aux personnes racisées[5], aux personnes trans et aux enfants : le droit de disposer de son corps. Ce vol du choix a des impacts qui peuvent durer toute une vie.
Afin d'aider une personne à aller mieux, vous devez immédiatement lui permettre de faire des choix pour elle-même. Est-ce qu'elle veut s'asseoir? Être debout? Soda? Jus d'orange? Eau? Même les choix les plus anodins doivent immédiatement lui appartenir. Ceci participe à rendre un peu du pouvoir qui a été volé par le/la violeur-euse .
Même les choix les plus anodins doivent immédiatement appartenir au/à la survivant-e.
Le même principe est vrai pour des choix plus large. Veux-tu aller te faire ausculter à l'hôpital? Veux-tu appeler la police? Ces décisions peuvent être particulièrement difficiles à prendre, alors soyez patient-e et aidez la personne que vous soutenez à voir ce qu'implique exactement ces choix. Les visites à l'hôpital et les déclarations à la police peuvent souvent faire autant violence que l'agression elle-même et peuvent ne pas du tout constituerune option safe[6] pour des personnes de couleur et /ou trans. Beaucoup des organismes censés venir en aide aux survivnat-e-s de viol (comme la police, les hôpitaux et les centres d'aide au personnes qui ont subi/subissent des violences conjugales/agressions sexuelles) sont, au mieux, très mal préparés à s'occuper de personnes racisées, LGBQ[7] ou trans. Dans le pire des cas, ils empirent la situation par encore plus de violence et d'humiliation. Votre travail en tant qu'allié-e est de les aider à voir quelles sont les implications des choix qui peuvent être faits. Cependant, la personne doit avoir le pouvoir de prendre les décisions qu'elle veut, même si ce ne sont pas celles que vous auriez prises.
Faîtes attention aux questions très larges, aux questions ouvertes (comme « Qu'est-ce que tu veux faire? »). Il se peut que vous ayez à proposer ou suggérer des choix qui aide la personne à récupérer de son propre pouvoir. Même le fait de faire des choix simples peut-être difficile. Vous devez comprendre cela. Parfois ces choix peuvent donner un grand sentiment de pouvoir, parfois c'est tout le contraire.
Ces choix inclus bien sûr les marques d'affection ou de réconfort physiques. Ne présupposez-pas que prendre la personne dans les bras est approprié. Ne présupposez pas qu'être proche physiquement va aider. Demandez et laissez vous guidez.
Principe n°3: Croire!
Être cru-e est visiblement le facteur principal d'un processus « d'aller mieux » sain pour une survivant-e. Dans une grande majorité des cas, le/la violeur-euse ne croira pas le/la survivant-e, l'hôpital ne le/la croira pas, la police ne le/la croira pas et ses ami-e-s et sa famille ne le/la croira pas. Vous devez le faire.
Même avec un-e allié-e qui le/la croit, beaucoup de survivant-e-s passent leur vie à se débattre autour de ce qu'ille aurait pu faire pour empêcher ce que quelqu'1 d'autre leur a fait. C'est votre travail de lui assurer qu'elle a fait ce qu'elle avait à faire pour survivre. Notre culture n'affirmera pas cela, et ainsi faisant, ne la croira pas.
Une femme qui est agressée est sujette aux notions sexistes portées par notre société sur les femmes et la sexualité. Si une femme est active sexuellement, alors c'est une « trainée ». Si les gen-te-s continuent à voir le viol comme un acte sexuel; les survivantes seront alors par conséquent taxées de « trainées ». On l'a tou-te-s entendu. « Elle a eu ce qu'elle méritait . »; « Qu'est-ce qu'elle faisait dans sa chambre de toute façon? Elle devait bien le vouloir. »; « A quoi elle s'attendait en sortant habillée comme ça? ». Il n'y a rien qu'une femme ait pu faire qui puisse justifier qu'un homme la viole. Ceci mérite d'être répété : il n'y a rien qu'une femme, un homme, un-e trans, ou un-e enfant n'aie pu faire qui puisse justifier qu'un homme l'a violé.
A cause des stéréotypes racistes, les femmes racisées sont sujettes à cette dynamique d'une façon particulièrement violente. Les corps des femmes racisées sont vus comme exotiques, sexuels par nature et même comme des territoires dangereux qui doivent être contrôlés. Quand des hommes violent des femmes racisées, le « elle l'a bien cherché » résonne fortement, même au sein des communautés ethniques ou culturelles minorisées (en fait, la plupart des viols se déroulent au sein même des groupes raciaux, pas entre eux). Ceci doit être attaqué.
Un homme qui se fait agressé est sujet aux notions sexistes et homophobes portées par notre société sur les hommes et la sexualité. Puisqu'un homme est toujours censé être dominant, un homme qui se fait violé n'est sûrement pas un « vrai » homme. Sa douleur est quelque chose dont il doit avoir honte car sinon il sera taxé d' « homo » ou de « féminin » et notre culture nous dit que ces deux identités sont inacceptables pour des hommes. Les hommes qui survivent à des viols en prison doivent faire face à cela en plus de la vision de la société qu'il a eu « ce qu'il méritait ». Tout cela contribuera à son silence.
Notre culture homophobe enseigne aux hommes hétéros à détester être confrontés à la sexualité d'hommes gay, bi ou queer, car elle déclenche leur propre peur d'être eux-mêmes gay, ou pas des « vrais » hommes. Ces peurs conduisent au viol homophobe d'hommes et femmes homo/bi/queer et au viol transphobe de personnes que l'on découvre être trans ou présume être homo/bi/queer car illes ne peuvent pas être facilement catégorisé-e-s comme "homme" ou "femme". Un viol est un viol, et ses survivant-e-s doivent être cru-e-s et soutenu-e-s. Les survivant-e-s trans doivent souvent faire face à la double difficulté d'avoir à prouver non seulement ce qui s'est passé mais également qui illes sont. Leurs papiers d'identité ne reflètent souvent pas le nom ou le genre choisis par des personnes trans. Ceci crée encore plus de silence et de vulnérabilité face à la police, aux hôpitaux et aux différents organismes. Ne remettez jamais en question l'identité de genre d'une personne trans.
A cause de l'homophobie mentionnée plus haut, il y a beaucoup de silence autour des agressions sexuelles qui se produisent au sein des communautés LGBTQ. Tout comme les communautés ethniques minorisées, elles subissent des attaques de l'extérieur en permanence. Les personnes LGBTQ, les personnes racisées et d'autant plus les personnes LGBTQ racisées peuvent être encore plus poussées au silence par la pression au sein même de leurs communautés, pour éviter d'exposer son linge sale publiquement ou pour se protéger des menaces extérieures. Les pressions venant de l'intérieur comme de l'extérieur qui créent ce silence et font que les gen-te-s ne sont pas cru-e-s doivent être combattues.
Il y a un mythe culturel énorme autour des fausses accusations d'agression sexuelle et de viol. Historiquement, et encore aujourd'hui, les fausses accusations étaient/sont utilisées comme tactique raciste pour justifier le lynchage d'hommes racisés (en particulier d'hommes noirs) aux Etats-Unis. Il est nécessaire d'étudier, de comprendre et de prendre ce phénomène au sérieux. Selon la plupart des organismes légaux, le pourcentage de fausses accusations de viol aujourd'hui est égal, voire inférieur, au pourcentage de fausses accusations pour tous les autres crimes. Ce mythe est une tactique pour réduire les femmes au silence (en particulier les femmes racisées), les hommes gay/bi/queer, les personnes trans et tou-te-s les autres survivant-e-s.
Le fait que vous croyiez un-e survivant-e est essentiel.
il n'y a rien qu'un-e survivant-e a pu faire qui légitime en quoi que ce soit la violence qu'ille a subi.
Principe n°4: Se taire et se laisser guider
A moins que vous ayez vous-même subi une agression sexuelle, et même si c'est le cas, vous n'allez certainement pas comprendre la majorité de ce que la personne que vous soutenez ressent. Pour cette raison, si vous commencez à parler beaucoup lors de vos discussions, il y a de fortes chances que vous disiez des choses qui ne vont pas aider. Cela peut sembler dur, mais c'est malheureusement vrai. En gardant le silence et en laissant votre ami-e parler, vous vous empêchez d'ajouter à la conversation des éléments qui n'y ont pas leur place.
Encore plus important, en gardant le silence, vous laissez l'espace au/à la survivant-e qui lui permet de retrouver la possibilité de s'exprimer. Le viol réduit au silence, laisser l'espace au/ à la survivant-e pour qu'ille s'exprime et une façon de les soutenir qui lui redonne du pouvoir. Ille peut alors avoir le contrôle, parler et être écouté-e s'ille le désire. Le violeur n'a pas écouté. Vous le pouvez.
Culturellement, on ne donne passe assez de valeur au silence. Le silence peut aussi redonner beaucoup de pouvoir à des survivant-e-s d'agression sexuelle et à toutes les personnes qui sont confrontées à la violence dans notre culture.
Pour finir, ne jugez pas les moyens d'expression qui brise le silence. La personne peut avoir besoin d'exploser de rage, de pleurer, elle peut avoir besoin d'écrire, de nettoyer la maison de fond en comble. Elle peut avoir besoin de faire n'importe quoi d'autre que de penser ou parler de ce qu'elle a traversé. Il y a un nombre illimité de réactions possibles et elles méritent toutes d'être respectées et soutenues. A part dans les cas de menace de suicide ou d'autres comportements auto-destructeurs, toutes les émotions que les survivant-e-s expriment doivent être acceptées et soutenues.
Principe n°5 : Pas de violence supplémentaire
Ce principe est particulièrement adressé aux hommes dont un-e ami-e, membre de leur famille ou amant-e a été agressé-e par un autre homme.
Est-ce que casser la gueule au violeur va oblitérer le fait que le viol ait eu lieu? Est-ce que sa douleur fera que celle du/de la survivant-e disparaisse? Est-ce que le/la survivant-e a besoin d'essayer de calmer un autre homme violent qui pête les plombs? Probablement pas.
Puisque les hommes bio commettent une énorme majorité (certain-e-s estiment plus de 99%) des agressions sexuelles, les hommes qui soutiennent un-e survivant-e doivent être particulièrement conscients de l'impact de la violence masculine. C'est la violence masculine qui cause le viol et non qui y met fin. Vos actions doivent aller dans le sens de mettre une fin à la violence masculine.
Si les femmes, qui constituent la majorité des survivant-e-s, décident de réagir collectivement en faisant appel à la violence ou demandent le soutien d'hommes qui les soutiennent de participer à des actions violentes, c'est aux femmes et aux survivantes elles-même de décider ce qu'elles veulent. Aux hommes qui soutienne un-e survivant-e : il est absolument essentiel de mettre de côté vos désirs de gratification masculine et que vous mettiez fin au cycle de la violence masculine.
Ce viol, même si vous pensez autrement, n'a rien à voir avec vous. Il ne s'agit pas d'un autre homme qui abîme quelque chose qui vous appartient, il ne s'attaque pas à votre virilité. Ce n'est ni votre responsabilité, ni votre droit de venir faire le vigile et de prendre les choses en main. Ceci est une vision des choses très masculine, et il n'y a pas de place pour votre égo dans cette situation.
Principe n°6 : Connaître ses limites
Vous ne pouvez pas sauvez tout le monde. Un-e survivant-e peut seulement se remettre en point au niveau qui lui est possible à un moment donné. Si une personne que vous aimez a été agressée, il faut que vous réalisiez que, d'une certaine façon, vous avez été agressé-e également. Vous ne pouvez pas être tout et tout le monde tout le temps. Assurez-vous de trouver du soutien pour vous aussi. Beaucoup conseillent même d'être suivi psychologiquement ou de suivre une thérapie de groupe quand on soutien quelqu'un qui s'est fait agressé.
Encouragez (en faisant attention) la personne que vous soutenez à élargir son réseau de soutien. De nombreuses personnes trouvent beaucoup de réconfort dans des groupes de soutien composés de personnes qui vivent ou ont vécu la même chose ou dans une variété d'autres formes de soutien. Il est rare de savoir exactement comment soutenir de façon appropriée une autre personne dans ce processus qui peut durer toute une vie si on ne dispose pas d'une aide quelconque.
Vous ferez des erreurs lors de ce processus. Ne vous flageller pas, ne disparaissez pas parce que vous n'êtes pas parfait-e. Vous ne le serez pas. Agissez avec sensibilité et intégrité.
Faites attention à vous. Vous n'êtes d'aucune aide au/à la survivante si vous vous tuez à la tâche.
Principe 7 : Rester impliqué-e et rester flexible
Se remettre d'une agression sexuelle ne se fera pas en une journée. Cela signifie qu'il y aura des hauts et des bas, des bonnes périodes et de périodes difficiles. Un-e survivant-e peut passer par beaucoup de ces phases au cours d'une seule journée. Votre présence et votre stabilité tout au long de ces transitions est fondamentale.
Le processus d’ « aller mieux » de chaque personne est différent. N'abandonnez pas quelqu'1 s'il semble que les choses ne vont pas s'améliorer tout de suite. Essayer autre chose. L'impact positif que vous aurez/pouvez avoir et plus important que ce que vous pensez, alors ne vous éloignez pas et ajustez le mode de soutien que vous apportez quand il devient clair que vous en avez besoin.
Principe n°8 : Il ne s'agit pas de VOUS
Même si vous êtes vous même un-e survivant-e d'agression sexuelle, dans cette situation il ne s'agit pas de vous. Il arrive souvent que quand des gen-te-s offrent leur soutien à des proches, illes se retrouvent à essayer de régler leurs propres problèmes que ce soit avec, ou indirectement, par la personne qui a été violentée. Il peut s'agir d'abus passés que vous avez subis ou auxquels vous avez assistés, de la colère par rapport à ce qui est arrivé à quelqu'1 à qui vous tenez, de l'inquiétude quant à comment votre relation avec la personne va être affectée, d'un désir de vengeance motivé par votre égo, de n'importe quoi d'autre. En réagissant de cette façon vous n'aidez personne, vous ne faîtes que prendre de la place avec vos propres préoccupations qui devraient être centrées sur celles de la personne qui essaye de survivre à ce qu'elle a traversé.
Si, pour les raisons citées précédemment (en particulier si vous êtes vous-même un-e survivant-e), vous n'arrivez pas à mettre de côté vos propres préoccupations afin de soutenir cet-te individu-e, soyez honnête vis à vis de ça. N'essayer pas de soutenir quelqu'1 si ce n'est pas quelque chose dont vous êtes réellement capable. Continuez à vous guérir et travaillez à aider la personne que vous aimez à trouver d'autres personnes qui sont plus capables de l'aider pour l'instant.
Une façon de contrôler cela est de faire attention à ce que vous dîtes et à comment vous vous comportez. Réfléchissez à ce que vous faîtes et à pourquoi vous le faîtes avant de le faire. Réfléchissez à pourquoi vous voulez dire ce que vous voulez dire. Assurez-vous qu'il ne s'agit pas d'un besoin que vous avez, peu importe à quel point vous pensez qu'il est légitime.
Principe n°9 : Travailler pour comprendre le PROCESSUS de survie
La cause principale de PTSD[8] aux USA, entre autres maladies mentales, est l'agression sexuelle. Des mouvements, contacts physiques, lieux ou mots qui rappellent au/à la survivant-e un moment précis; des films ou chansons qui font allusions ou décrivent des agressions sexuelles, des situations inhabituelles ou qui ne sont pas sécurisantes: tous ces phénomènes peuvent littéralement faire revivre l'agression au/à la survivant-e. Faîtes attention lorsque ces situations se produisent et faîtes ce que vous pouvez pour éliminer votre participation à celles-ci quand vous êtes auprès de la personne que vous soutenez. Quand vous voyez ce comportements chez des ami-e-s que vous ne savez pas être des survivant-e-s, procédez avec prudence et comprenez que c'est ce qui peut être en train de se passer.
Si vous êtes le/la partenaire sexuelle d'un-e survivant-e, que vous ayez été leur partenaire avant, pendant ou après le moment de l'agression, faites particulièrement attention lors de vos rapports sexuels. Parfois, la personne ne voudra pas avoir de rapports physiques qu'ils soient sexuels ou même juste affectueux. D'autres fois, l'activité sexuelle lui permettra de retrouver beaucoup de pouvoir. Soyez patient-e et permettez-lui de fixer le rythme et le type d'activités dans lesquelles vous vous engagez. Soyez conscient-e-s que des actions en apparence anodines peuvent faire vriller le/la survivant-e.
Lisez des livres sur les agressions sexuelles et la psychologie du processus de survie. Comprenez les implications à long terme et travaillez à aider la personne que vous aimez à guérir.
Précisions
Rien de tout ça ne constitue une recette magique. Croyez en vous; croyez en votre ami-e. Prenez conscience que le viol est lié aux problème du pouvoir, de l'oppression et du contrôle et que le soutien doit donc se faire en donnant, aimant et partageant. Ce ne sera pas facile, mais avec le temps, vous et votre ami-e grandiront et apprendront plus que vous ne pouvez l'imaginer. Considérez ce document comme une aide qui peut vous guider au cours de ce processus, mais sachez que vous puissiez avoir à constituer votre propre liste de choses à faire.
notes :
[1]Le terme « survivant-e » est la traduction de « survivor », le mot n’est pas encore très employé en français pour faire référence à des personnes ayant subi des agressions, mais il l’est largement aux USA notamment. Ndt
[2]J'ai choisi de faire porter le genre masculin et féminin à tous les termes (là où en anglais on peut choisir des termes neutres). Il semble néanmois pertinant de rappeler que 96% des personnes qui violent sont des hommes et que 91% des personnes qui subissent des viols sont des femmes...
[3]J'ai choisi ce terme pour traduire « healing », littéralement « guérison » qui en français a une dénotation beaucoup plus physique, alors qu'en anglais ce mot décrit aussi une guérison mentale ou psychologique, le verbe, « to heal », donne l'idée de « se remetrre de »... ndt
[4]En france, les statistiques donnent le chiffre d'une femme sur cinq... ndt
[5]le terme en anglais est « people of color »
[6]C'est à dire qui garantit la sécurité des personnes à tous niveaux ndt
[7]Lesbienne Gay Bi Queer ndt
[8]Post-Traumatic Stress Disorder, en français : le syndrome de stress post-traumatique ndt
traduction : Soaz – mise en page : Sapitoverde
contact : combiendefois4ans (at) gmail (point) com
ou enrageuses (at) pimienta (point) org
20/12/2009
Combien faut-il de féministes pour lutter contre les violences hétéropatriarcales?
"Nous avons collectivement mis à la porte un individu notoirement violent, qui a agressé physiquement plusieurs personnes. Et nous continuerons à le tricard de nos espaces, tant qu'il le faudra. Ce n'est pas un accès d'humeur, une histoire de personnalité, ou une gueule qui nous revient pas. Il s'agit d'une pratique politique que nous appelons à être systématique. Le patriarcat et le sexisme banalisent, minimisent ces violences et légitimisent les agresseurs.
Nous, féministes et transpédégouines féministes, tentons de bannir pour nous ces violences, et excluons de nos espaces les agresseurs notoires.
Des outils de réflexion issus des pensées féministes et libertaires sur les comportements violents sont à disposition dans les infokiosk et sur internet. Des personnes se sont proposées auprès de cet agresseur pour discuter de ses comportements et entamer un travail, en dehors des circuits de la flychiatrie (avancer sans les flics, ni les psys).
A tout cela, cet individu oppose le déni ou tente de minimiser ses actes et nous taxe d'alimenter la calomnie. Dans ce contexte, se solidariser de cet individu, c'est cautionner son
système de défense, ses mensonges et sa violence."
12/12/2009
Van Van
Cette chanson parle de l'exotisation des oppressions qui existe dans les milieux LGBT et féministes militants.
Post Post Colonial Song
(Grace et Volupté Van Van feat. June)
Handicapé-e-s je veux t'baiser
Ca fera bien sur mon CV
Laisse-moi monter sur ta machine
J'ferai des photos pour mon fanzine
Mon orgasme en suspension
A la vision de ton moignon
La pauvreté me fait mouiller
Précarité au fond de ma raie
J'préfère les fists de RMIstes
C'est encore mieux si t'es métis-se-s
J'ai déconstruit ma blanchitude
Au contact des lesbiennes kurdes
Minorités en faculté
Dans les amphis des racisé-e-s
Y en a aussi qui sont pédés
Et parfois même hormoné-e-s
Addition des oppressions
Fais augmenter l'excitation
Ma famille est prolétaire
Avec les pauvres je sais y faire
J'ai souffert plus que toi
Alors en débat la ramènes pas
Enfance sordide, minou humide
Tes cicatrices me rendent liquide
Pour les vacances je vais squatter
Un building tout délabré
Tu pourras me toucher
Dans la zone de gratuité́
Si t'es crust c'est le must
Vieux pantalon, transpiration
T'es toxicos ou alcoolos
Moi je kiffe trop les anormaux
Quand tu te piques à l'héroïne
Ca fait couler toute ma cyprine
Erotisation des oppressions
Résultats de ma réflexion
Moignon, mignon dans mon fion,
Handi, joli, sex-party,
Galère, misère, c'est super,
So queer, so queer, so funny!
Moi j'ai un corps trop pas normé
J'ai une boule de gras sous le pied droit
Ca fait bien un copain gros
Mais c'est un peu trop pour mes photos
Te faire grossir c'est mon plaisir
J'reste accroché à tes bourrelets
Si t'es trans-pute et sans papier
J'ai bien envie de t'embrasser
Rien que l'idée de te faire payer
Ca suffit à m'exciter
Sex-worker fait mon bonheur
Dominatrice je bois ta pisse
So queer, so queer, so funny!
20/09/2009
Brochure Lavomatic
cliquer ici
14/09/2009
Petits conseils destinés aux personnes trans-friendly (ou qui veulent l'être)
Petits conseils destinés aux personnes trans-friendly (ou qui veulent l'être)
Avant-propos
J'avais écrit il y a déjà quelques temps cette liste de conseils, intitulés «Petits conseils destinés aux militant-e-s trans-friendly (ou qui croient l'être)» car il me semblait, vu mon expérience personnelle, qu'il y avait souvent des lacunes sur la façon de s'exprimer face à des trans' et pour parler des trans'.
J'ai décidé de l'étendre au milieu non-militant, puisqu'il me semble que tout le monde peut être intéressé par le sujet. Les trans' ne sont pas si rares et sont de moins en moins invisibles, et il n'est pas nécessaire d'être un activiste LGBTI pour en croiser.
Ces conseils peuvent paraître un brin professoraux, voire moralisateurs. Je m'en excuse par avance. Cependant, ma petite expérience m'a montrée que même les personnes qui ne pensaient pas à mal pouvaient faire preuve d'indélicatesse.
Ce n'est en général pas par transphobie, mais simplement par ignorance. Donc voici quelques pistes pour éviter de paraître impoli. Ces conseils ne sont pas une référence. Certain/e/s trans' ne seraient peut-être pas d'accord avec eux ; ils sont certainements discutables. Ils ne sont pas non plus une nouveauté : pour beaucoup, ils relèvent d'un certain bon sens, et il y a déjà des pages similaires existantes [1] Seulement ces conseils ne sont pas forcément très diffusés en dehors des milieux «trans'» ; et quand bien même, un peu de répétition sur le sujet ne ferait pas de mal.
Définitions
Le milieu trans' utilise un certain nombre de termes spécifiques ; voici une petite liste de ceux que j'emploie.
* Trans' : le terme «trans'» est un terme large qui regroupe à la fois «transgenre», «transsexuel» et, parfois (selon la personne qui l'emploie), «travesti». C'est le terme que j'emploie principalement, puisque la définition exacte de la personne a généralement assez peu d'importance et que le sens précis de «transsexuel» et «transgenre» est aussi soumis à des variations selon les individus.
* Cisgenre : le terme «cisgenre» est le contraire de «trans'». Par exemple, une femme cisgenre est une femme qui n'est pas trans'[2].
* MtF : male-to-female, homme-vers-femme. Une femme trans'.
* FtM : female-to-male, femme-vers-homme. Un homme trans'.
Parlez à la personne dans le bon genre
Ça, c'est vraiment la base, qui semble tellement évidente qu'on ne devrait pas avoir à dire. Pourtant, même cela ne va pas de soi pour tout le monde. Donc puisqu'il faut le dire : si on a un minimum de respect pour une personne, on lui parle (et on parle d'elle) dans le genre désiré. Même si vous savez que cette personne qui parle au féminin a un pénis. Même si vous trouvez qu'elle ne ressemble pas à une femme du tout.
Si vous avez un doute, demandez
Si vous ne savez pas comment désigner une personne, il y a deux solutions possibles : éviter d'avoir recours à des mots genrés (ce qui est faisable si on parle à cette personne, puisqu'on dit «tu», mais qui peut être plus dur si on parle d'elle à quelqu'un d'autre), ou alors lui demander.
Ou alors on prend le risque de se tromper, mais c'est dommage, non ?
Du bon emploi de «un» et «une» transsexuel/le
Le mot «transsexuel» suit les même règles d'accord que les autres mots ; par conséquent, un transsexuel désigne un homme transsexuel (FtM) ou, le masculin l'emportant dans notre langue, un transsexuel en général.
Pour parler d'une femme trans' (MtF) on dit «une transsexuelle».
Ne jouez pas avec le genre des autres
Certaines personnes aiment bien jouer avec le genre, en utilisant des néologismes comme «il/elle», «ille», «el», etc. Il n'y a rien de mal à ça. C'est plutôt bien.
Oh, à un détail près : quand la personne le choisit.
Si vous voulez qu'on vous appelle «ille», faites-vous plaisir. Mais par pitié, ne l'utilisez pas pour parler d'une personne qui, elle, veut clairement qu'on la désigne comme «elle» (ou «lui»).
«Il/elle» est un peu différent, dans le sens où c'est un terme qui peut être utilisé si vous avez un doute sur le genre d'une personne. Mais continuer à utiliser «Il/elle» alors que vous savez comment la personne veut qu'on la désigne, c'est renvoyer le message que vous refusez toujours de considérer cette personne dans le genre dans lequel elle se définit.
Ça n'est pas une option
«Ça» est un pronom neutre. C'est aussi et surtout un pronom utilisé pour désigner les objets, les choses, bref, pas les humains. S'il vous venait l'idée bizarre d'utiliser ce terme pour caractériser un/e trans', oubliez-la. Vraiment.
Sur quelques aspects «médicaux»
Ne posez pas l'équation «trans = opération»
L'opération de «Chirurgie de Réassignation de Sexe» (CRS pour les intimes), consistant à modifier chirurgicalement les parties génitales d'une personne, est souvent la première chose à laquelle on pense quand on parle de trans'.
Pourtant, certain/e/s trans' n'ont pas envie de passer par là. Certain/e/s passent par là mais n'en font pas LA chose qui leur permettra de se considérer dans le genre désiré. Évitez de faire comme si la vie de la personne que vous avez en face de vous tournait autour d'un acte chirurgical.
Ne demandez pas à un/e trans' des détails intimes. À moins, évidemment, d'être intime.
Le fait qu'une personne soit manifestement trans' ne vous autorise pas, après cinq minutes de conversation, à lui demander ce qu'elle a entre les jambes, si elle compte se faire opérer, ou si elle prend des hormones.
Sauf peut-être si vous êtes aussi du genre, après avoir échangé trois phrases, à demander à un homme cisgenre la taille de son pénis, ou à une femme cisgenre si elle prend la pilule.
Sinon, considérez que ce que la personne a entre les jambes ne concerne qu'elle.
Bien sûr, cela peut dépendre du contexte, mais en général demander cela a pour effet de faire ressentir à la personne trans' qu'elle est une sorte d'animal exotique.
Ne faites pas sentir aux trans' qu'ils n'existent pas
Voilà un conseil assez vague, alors je vais donner quelques pistes. Toutes ne sont pas forcément faciles à appliquer, mais je pense qu'elles constituent une base de réflexion intéressante.
Il n'y a pas que des MtF
Même si, heureusement, les trans' FtM sont de plus en plus visibles et que de moins en moins de gens pensent que «des femmes qui veulent devenir des hommes, ça n'existe pas», il n'en reste pas moins qu'il y a une certaine tendance à assimiler «trans'» à «trans' homme-vers-femme».
Pourtant, la plupart des études montrent qu'actuellement, les personnes qui entament une transition «femme-vers-homme» représentent à peu près le même nombre que celles qui entament une transition «homme-vers-femme». Évitez donc de réduire «les trans'» aux femmes trans'.
Ne dites pas «moi, je suis un mec/une femme»
Si vous êtes en présence d'un homme trans', ne dites pas quelque chose comme «bon c'est vrai, moi, je suis un mec». Lui aussi.
Il n'y a pas que des hommes et des femmes
Si la majorité des trans' se définissent homme ou femme, certains se définissent aussi entre les deux genres, ou ni l'un ni l'autre ; c'est aussi le cas de certaines personnes qui ne se considèrent pas «trans'» pour autant.
Essayez donc dans la mesure du possible d'éviter de parler «des hommes et des femmes» et préférez le terme «personne».
De la non-mixité
Afin de permettre aux femmes de se retrouver l'espace d'un moment pour discuter sans oppression masculine, certaines structures militantes (ou pas) utilisent, de manière occasionnelle ou permanente, une non-mixité des femmes (il doit y avoir aussi des cas de non-mixité des hommes ; cependant, le cas étant beaucoup plus rare, dans la suite de cette section, je parlerai uniquement de la non-mixité des femmes. Évidemment, la même chose peut s'appliquer aux hommes de la même manière, juste en remplaçant «femme» par «homme» et vice-versa).
Le lien entre les trans' et cette non-mixité a souvent été l'objet de débats houleux, parfois révélateurs d'une certaine transphobie. Pour autant il me semble qu'il ne faut pas «jeter le bébé avec l'eau du bain» et qu'il est possible d'avoir une non-mixité qui permette d'avoir des discussions qui n'auraient pas forcément pu être tenues ailleurs sans rejeter les personnes dont le genre n'est pas «casher».
La base, là encore, est de considérer les femmes trans' comme des femmes et les hommes trans' comme des hommes. Cependant, il me semble nécessaire d'aller un peu plus loin.
Faites savoir aux femmes trans' qu'elles peuvent entrer
Dire que les trans' ne sont pas exclues, c'est une chose. Leur faire savoir qu'elles sont incluses, c'en est une autre. Je sais que, dans le doute, j'ai tendance à éviter ce genre de réunion, par crainte d'être exclue ou de lancer un débat houleux.
Le plus simple me semble donc encore de dire explicitement aux trans' qu'elles sont les bienvenues.
N'insistez pas pour que les hommes trans' entrent (... ou sortent)
Une insistance à vouloir inclure quelqu'un peut être aussi mal pris qu'une insistance à l'exclure. N'expliquez pas à un FtM qui explique qu'il n'est pas une femme que, vu qu'il a un vagin, il devrait rentrer.
Ou alors, parlez de «non-mixité femmes/trans'/lesbiennes[3]», «non-mixité sans hommes cisgenres», bref de quelque chose qui est élargi et dans lequel il peut se sentir appartenir.
À l'inverse, certains hommes trans' peuvent ressentir le besoin de participer à cette structure non-mixte, puisque, même sans se définir «femmes», ils peuvent être confrontés au même sexisme. Il me semble que, globalement, la non-mixité devrait conserver une certaine souplesse à ce niveau en assumant une certaine ambiguité dans la «frontière».
N'utilisez pas «Sexe: m/f»
Le sexe désigne le sexe biologique. Le genre désigne le genre social. En général il est plus approprié de savoir si une personne se définit comme un homme ou une femme que de savoir ce qu'elle a entre les jambes. Donc déjà il est plus sympathique d'employer le terme genre.
Ne considérez pas non plus que toutes les personnes sont m/f. Que ce soit pour le sexe biologique — les intersexes existent — ou pour le genre (cf la partie «Il n'y a pas que des hommes et des femmes»). Même si ces personnes sont minoritaires, cela ne coûte pas grand-chose de leur faire sentir qu'ils ont aussi le droit d'exister.
Ne partez pas du principe que tout le monde est cisgenre
Plus généralement, tout comme il faudrait éviter de partir du principe que tout le monde est hétérosexuel, il serait bon de ne pas partir du principe que tout le monde est cisgenre, même si cela peut paraître compliqué, surtout que la proportion de trans' est encore plus faible que celle d'homosexuel/les.
En particulier lorsqu'on fait références à des aspects biologiques ou anatomiques du corps, il me semble préferable d'utiliser des expressions comme «personne de sexe masculin/féminin» (ou éventuellement de «mâle/femelle», mais c'est en général mal vu pour parler d'êtres humains) plutôt que «homme/femme». Si ce n'est évidemment pas vital lorsqu'on parle de généralités (dire «les femmes ont un vagin» ne prend pas en compte l'existence de trans', mais n'a pas de conséquence dramatique), cela peut avoir une grande importance suivant le domaine (cela me semble notamment prioritaire dans la santé, par exemple pour le dépistage de certains cancers).
Errare humanum est ; persevere diabolicum
On peut se tromper. Il n'y a pas vraiment de mal. Parfois on ne peut pas savoir qu'une personne ne se définit pas comme «lui» ou «elle». Et parfois on peut le savoir mais, parce que la personne a une apparence associée à l'autre genre, ou simplement parce qu'on a été habitué à parler de cette personne dans l'autre genre, on peut se tromper quand même. Ce n'est pas dramatique.
C'est, en revanche, plus gênant quand c'est fait de manière répétée. Par exemple, si une personne vous reprend trois fois de suite pour corriger votre «elle» en «lui» ou vice-versa, essayez de faire un minimum attention pour la quatrième.
Ces conseils ont pour but de sensibiliser une population pas forcément formée aux questions trans' ; Ils n'ont pas pour but de vous terroriser à l'idée de parler à une (ou d'une) personne trans'. Globalement, personne ne va vous pendre pour une petite erreur, surtout si vous êtes de bonne foi et reconnaissez avoir employé un mauvais terme.
Licence
Ces conseils ont été écrits intialement par Élisabeth Henry sur son blog «Red is undead» (http://red.reveries.info). Ils sont diffusés sous licence Creative Commons - By - ShareAlike.
Autrement dit, vous avez la permission de rediffuser et de modifier sous texte comme vous le souhaitez à condition de citer le nom de l'auteure originale et de le distribuer sous les mêmes conditions.
Notes
[1] On citera notamment en français la page écrite par Lazz, plus centrée FTM, ainsi qu'en anglais : Trans Respect/Support Etiquette 101, More Light on Transgender, ou (que je trouve plus intéressant) Proper Etiquette when dealing with the Transgendered. Toujours en anglais, il y a aussi How to Be Sensitive to Pronouns and Gender Issues When Talking to a Transgendered Person ou encore un petit pdf qui résume bien.
[2] On emploie aussi souvent en France le terme de «femme biologique», ou «femme bio».
[3] Certaines lesbiennes ne se définissant pas comme des femmes non plus, en accord avec l'énoncé de Wittig : «les lesbiennes ne sont pas des femmes».
---> Et aussi ce texte :
Transgirls VS féminisme
---> Et aussi celui ci :
Pas une vraie fâme
Voila, le blog lesbotransféministeradicale Rangers et Bas résille est très riche, il y a beaucoup de textes sur les rapports de domination dans les milieux militants (pas que féministes). Merci à l'auteure.
31/08/2008
UEEH 2008 - Communiqué du CA
Pendant la soirée du 24 juillet, des violences physiques se sont produites à la suite de disputes verbales. Plusieurs personnes ont témoigné de tentatives d'intimidations et d'une agression physique de la part d'une des parties sur l'autre. Les deux adhérentes constituant cette dernière partie, ne s'estimant plus en sécurité sur le site, ont demandé au Conseil d'administration l'exclusion des adhérents auteurs de l'agression.
Le Conseil d'administration s'estréuni dès le lendemain matin et a mandaté des personnes pour aller rencontrer chacune des parties. Il a ensuite décidé de saisir l'assemblée générale des adhérentEs, conformément au fonctionnement en pratique pendant cette édition.
L'assemblée générale s'est tenue pendant l'après-midi et la soirée du 25juillet. Elle a donné lieu à l'expression de points de vue divergents, dont ceux des personnes directement impliquées. La dernière intervention a été une déclaration lue par un adhérent solidaire des deux auteurs de violence. Cette déclaration avait été rédigée par un collectif comprenant ces deux personnes. Ils y assumaient les actes commis la veille tout en continuant à ne pas reconnaître leur caractère d'agression, ni leur caractère sexiste. Ce texte comportait notamment des propos sexistes, âgistes et lesbophobes, en totale contradiction avec les statuts de l'association. Il a provoquél'indignation d'une grande partie de l'assemblée et a mis en lumière la nécessité de réaffirmer de façon claire le projet féministe des UEEH.
Les cinq signataires de ce texte ont annoncé en conclusion qu'ils quittaient les UEEH. Le conseil d'administration a pris acte de leur décision de quitter le site. Il a alors décidé de procéder à leur radiation,conformément aux statuts de l'association, et d'accompagner leur départ le 26 au matin. Dans la perspectives des éditions futures, le Conseil d'administrationsouhaite travailler à la mise en place d'outils pour prévenir tous types de violences (intimidations, coups, insultes,?). L'un des objectifs de ce travail vise à rendre les personnes auteures de violences conscientes de la portée de leurs actes.
Note : dans cette déclaration, nous avons délibérément choisi de marquer les genres féminins et masculins pour désigner les personnes impliquées dans les violences. Nous avons maintenu le féminin générique marqué par le E majuscule dans tous les autres cas.
Le Conseil d'administration des UEEH - À Marseille, le 29 juillet2008.
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Ci-dessous, copie du courrier qui a été adressé le 26 juillet 2008 aux cinqadhérents radiés :
"Monsieur,Nous sommes au regret de vous informer que le bureau de l'association UEEH, réuni le 26 juillet 2008 pour statuer sur votre cas, a décidé, après délibération, de votre radiation. Cette décision est motivée par un manquement grave aux statuts de l'association. Elle prend effet immédiatement et n'est pas susceptible d'appel.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de nos salutations distinguées
Le Conseil d'Administration des UEEH."



